Petite promenade à Lamothe partie 2

Salut à toutes et à tous :)
Petit retour sur les lieux qui m'ont poussés à faire de la détection et également à faire des recherches sur l'Histoire locale, les ponts routier et ferroviaire de Lamothe, le 22 mai dernier je suis retourné faire de la détection sur les lieux ou furent détruis par les allemands, les ponts qui enjambaient l'Eyre en août 1944 et y ai bien sûr trouvé des vestiges... malgré un temps capricieux le matin et des milliards de moustiques au m² (sinon c'est pas fun) ! mais passons au récit et aux trouvailles 😉
 
1) Arrêt sur le pont ferroviaire de Lamothe:
 

Lundi 22 mai 2017, 7h55, il fait très lourd et particulièrement gris ce matin là lorsque j'arrive au pied du pont ferroviaire de Lamothe , un grondement sourd se fait entendre au loin  de temps en temps , de l'orage arrive! il faut donc faire vite et bien ! je branche mon détecteur et moins d'une minute plus tard biiiip ! un gros son ferreux peu profond je creuse avec le talon de ma chaussure de randonné et sort un gros rivet en acier ( trouvé quasi au pied d'un des anciens piliers du premier pont ferroviaire), vestige de la structure métallique de l'ancien pont de la bifurcation de Lamothe, je décide de faire le tour du pilier et d'aller détecter sur la berge prés d'une petite plaine sous les bois et ou le sol présente des anomalies caractéristiques d'explosions ( cratères remplit de décombres du pont, telle des cratères de bombes d'avion) ce sol est jonché de débris du pont qui furent propulsés lors de sa destruction le 24 août 1944 par l'armée allemande et soudain un son 5 fois plus fort que le précédent! après avoir creusé sur 20cm dans les racines je découvre un gros truc en acier cisaillé par une forte explosion mais il semble impossible a extraire du sol, en fait il s'agit probablement de l'un des quatre flancs d'un pilonne en acier qui courait parallèle à la voie et sur lequel courait jadis une ligne téléphonique, elle aussi fut dynamité par l'occupant !
puis une rapide inspections des débris de surface et à 35m du pont sur le bord de la rivière à nouveau un écho ! ça sonne ferreux mais faible , je pose le détecteur et regarde sur le sol il y a de petites tâches de rouille qui affleurent ça et là je creuse à peine 1 cm et là je déterre une petite tige très rouillée avec un genre de noeud à pique et comprends ce que je viens de trouver, quelques centimètres plus loin il en a un autre puis deux puis trois puis cinq ! ce sont les vestiges de la militarisation du rivage par les allemands, il s'agit de restes de barbelés allemands identiques à ceux qui se trouvent encore par kilomètres entier au Cap Ferret, dans les dunes, je suis alors interrompu pendant 10/15min par la pluie, je me réfugie sous le tablier du pont n'ayant pas coupé mon détecteur ce dernier sonne, je le pose à l'abri et creuse moins de 10cm et tombe à nouveau sur un éclat d'acier de l'ancien pont une sorte de platine tordue dans tout les sens par l'explosion ( elle est restée sur place trop grosse et surtout il ne s'agit pas de vestige significatif, il y en a des centaines identiques tout autour du site y compris sous l'eau, avec les restes du pont qui forme une cascade sous le pont actuel) , la pluie cesse je décide de m'enfoncer dans la forêt toujours en suivant la voie ferrée , je ne fais pas 20m que mon détecteur sonne à nouveau et cette fois ci je vois de quoi il s'agit car une petite partie de l'objet pointe hors de la terre légèrement tourbeuse par ici il s'agit d'un double isolateur électrique ancien utilisé probablement à l'époque pour les lignes téléphoniques de la gare de Lamothe et qui fut retiré par la suite car étant devenu inutile, il est au beau milieu d'un fatras de câbles d'acier qui jadis étais reliés au pont avant l'explosion. Quelques mètre plus loin et en contre bas dans le bois, drôle de trouvaille et drôle de son aluminium ou zinc difficile à dire car c'est faible je m'attendais à une plaque de zinc de pot résinier ou bien à une pièce de monnaie type Lindauer au final après 25cm creusé toujours rien en vue , je repasse la poêle a frire et la ça pète dans mes oreilles ce n'est plus loin je fini à la main et tombe sur un drôle de truc en aluminium ou zinc très attaqué par le sol tourbeux, ajouré avec des nervure moulé et surtout pas si petit que ça environ 25cm par 30cm cassé en deux par le milieu, détritus ? vestige du pont, ou autre ? ce sera à définir et enfin après 2h de recherche, au pied d'une souche d'arbre un drôle de tube d'acier à côté d'un vieux piquet en acier usinée ça aussi ce sera à définir plus tard, il est 10h je stop la fouille sur ce lieu et retourne à la voiture dévoré par les moustiques .




2) Le Pont routier de Lamothe:

10h10, il fait à présent super beau, même un peut trop car il fait maintenant 20°c sans vent et ça monte, je décide de partir inspecter les environs immédiats du pont espérant trouver des vestiges mais j'avais oublié que cela faisait  déjà 2ans 1/2 que je n'y était pas retourné et les choses ont bien changés ! en lieu et place du sous bois j'ai eu la désagréable surprise de tomber sur un dédale de boyaux et de tranchées très bien exécutés mais rendant le sous bois direct impraticable, les arbres y sont pour certain mutilés, il s'agit d'un terrain de moto cross ou de vtt avec parcours techniques ! dégoûté je fais demi-tour et décide de partir inspecter les restes du pont, avant de partir en forêt poursuivre ma détection , je rallume le détecteur et presque aussitôt  biiiiiiiiiiiiip j'ai cru que le détecteur débloquait tellement il sonnait fort je creuse à peine et fais levier avec la pelle et là surprise un énorme pied de biche de 1m de long hautement rouillé, peut-être de l'époque que je recherche, pied de biche de cheminot ou de pontonnier? reste d'un ancien lot de bord de véhicule allemand ? peut être que le nettoyage m'en dira plus, je poursuis mon escapade sur prés de 2 km en suivant le sentier, en vain. Je trouve un fossile, puis soudain quelques mètres plus loin ça sonne je relève le détecteur et gratte le sol je trouve une drôle de boule fortement rouillée serait ce une scorie d'acier de l'époque gallo-romaine ? c'est une scorie pour sûr mais de cette période ou plus récente? ce sera à vérifier au nettoyage, il est alors 11h30 , cela fait déjà 1h20 que je cuit à l'étuvé dans les bois il fait à présent 26°c et je décide de rentrer à la voiture, moins de 10min plus tard la voiture n'est plus qu'à 25m quand quelque chose attire mon attention au sol, je frotte avec mes gants et dégage une dent bien conservée cela ressemble à un molaire de cervidé mais lequel? et datant de quelle époque? se sera à définir plus tard ( le fossile, comme la dent de cerf et la scorie seront visibles plus tard sur l'article des restaurations).


Il est 11h50 je m'abrite à l'ombre du pont pour boire et manger avant de repartir pour ma dernière destination.

3) La voie ferrée de Lamothe:

12h40, après 35min de pose je décide de m'arrêter derrière une ancienne gravière et après 15min de marche sur des chemins que je connais par coeur depuis 20ans, j'accède enfin au bord des voies de chemin de fer l'objectif que je me suis fixé est d'explorer le bord direct des voies
( donc sans détecteur ^^ ) et essayer de retrouver au moins un poteau en acier de l'époque ou les allemands occupait les lieux et les avaient fait sauter en même temps que les ponts .
Après 15min de marche et un vieux tube d'aspirine français des années 40/50 en aluminium j'arrive en vue des voies et tombe nez à nez avec une grosse vis de poutre de chemin de fer (c'est bon signe ), arrivé à quelques mètres des voies mon regard est attiré au sol par une douille à broche que je connais bien puisse qu'à cet endroit précis il y a 9ans j'y avait trouvé 2 douilles identiques il s'agit de douilles de détonateur de voie ( un dispositif détonnant en boitier qui se trouve à certains tronçons de voies et qui sert à prévenir e conducteur de train de réduire la vitesse de sécurité car il y a un incident ou des travaux sur la voie un peu plus loin) puis je regarde un peu plus loin et en trouve une autre puis encore une autre, encore et encore , au final j'en ai trouvé 6 dans un rayon de 10m, je continu ma prospection à l'oeil nu tout en ne perdant pas de vu mon objectif initial, quelques mètres plus loin je trouve une drôle de pastille circulaire en tôle assez patinée puis une autre ainsi qu'une plaque en aluminium avec un numéro frappé dessus puis à nouveau une autre pastille et enfin une dernière, ces pastilles sont les restes de pétards de rails de fabrication Ruggeri pour la SNCF, ils ont pour fonction de prévenir le conducteur du train lorsque ce dernier fait exploser le pétard bracelet ( 160 décibels l'explosion tout de même )en roulant dessus, qu'il doit ralentir immédiatement car il y a des travaux ou des incidents sur la voie devant lui, des petites découvertes bien sympathiques mais toujours pas de pilonne edf et/ou sncf de 1944, je décide de repartir en arrière et partir à l'opposé de la gare et du pont je marche environ 50m lorsque mon regard se porte sur un buisson quasiment sur la dernière limite avant les voies au bord du sentier qui les longes, je me penche et trouve quelque chose que je n'aurais jamais pensé trouver ici, une corne de chèvre de quelle espèce et surtout de quelle époque ? car en ses lieux je n'ai jamais entendu parler qu'il y avait un élevage de chèvres y compris ces 100 dernières années ! Info à confirmer et des recherches s'imposent donc . J'avance encore un peux lorsque je vois enfin quelque chose de prometteur dans le bord du chemin à l'opposé des voies des petites pâtes en fer tordues avec un gros câble en cuivre goudronné et enrubanné de clinquant d'acier je m'avance pour confirmer et là 5m derrière dans la broussaille Jackpot, les restes d'un vieux pilonne en acier tordu dans tout les sens et extrêmement rouillé enfin j'avais trouvé un ancien pilonne électrique comme j'en avais vu sur des clichés datant de quelques jours après l'explosion des ponts .




Il est 14h30, objectif atteint, je suis cuis par le soleil sur cette piste sans fin qui suit les voies je décide de
prendre le chemin du retour vers la voiture.

 Bonjour à toutes et à tous, comme toujours sur mon blog, après avoir vécu avec moi mes excursions au coeur du passé local de ma région, la Gironde et plus particulièrement le Bassin d'Arcachon, je vous propose donc maintenant de découvrir sur cet article, les restaurations et l'histoire de ces objets anodins ou meurtries par le temps et par leurs utilisations passée !

Commençons par mes trouvailles des deux ponts sur l'Eyre, les ponts ferroviaire et routier de Lamothe :
 
Mes découvertes du pont ferroviaire:

 
photo1 à venir

1-Rivet de taille respectable ( Ø  mm x mm ) provenant du tablier de l'ex-pont de chemin de fer de l'actuelle bifurcation de Lamothe. Rivet de l'ancien pont qui se trouve actuellement dans le lit de la rivière et dont les fragments furent saupoudrés tout au tour des lieux et sur les deux rives après l'explosion du pont en août 1944.
 



2-Voici 5 petits fragments de barbelés allemands ( identiques au fragment que j'ai ramené du Cap Ferret le 28/09/2014 ) qui jadis bordaient les berges de la rivière, ce qui en interdisait totalement l'accès ( ah là là et dire que la majorité des gens et touristes pensent que du côté de l'Eyre il n'y a que de jolies paysages, des arbres morts et des libellules ! si ils savaient sur quoi ils posent leurs pieds nus ou leurs petits fesses et ou ils se jettent à l'eau, ils y réfléchiraient surement à deux fois avant de le faire !).
5 petits bouts de barbelés qui vécurents de sacrées péripéties car ces bouts de ferrailles sont totalement pourris à cause de l'action de 75ans d'immersion dans l'eau saumatre de l'Eyre il ne s'agit plus que d'une coque de sable et d'oxyde de fer creuse, au contact de l'oxygène ils se désagrègent très rapidement aussi pour les conserver je me suis dis que les couler dans la resine cristal était la meilleur solution.

Un premier test sur un des 5 fragments fut entreprit début mai 2018 mais du fait que j'avais une mauvaise résine et un moule de fabrication maison peu adapté, ça n'a pas marché et j'ai donc dû attendre que la résine soit totalement sèche pour pouvoir débiter cette dernière et récupérer totalement le fragment je n'ai trouvé et racheté une résine adaptée que l'année suivante mais n'ai pas trouvé le temps ni de moule adapté avant la fin 2019, grâce ou à cause du confinement je me suis reconsacré à ces bouts de rouilles le 07 avril 2020 et ai totalement récupéré le fragment de l'ex-bloc de résine puis j'ai coulé les 5 fragments ensemble et 24h plus tard le résultat était enfin au rendez-vous et les objets seront préservés pour de nombreuses années ! ( une méthode que je vais donc étendre et reproduire pour chacuns de mes fragments trouvés avant ou après ces 5 là, car il est évident que ce ne seront pas des fragments isolés ).


3-Une belle ( et surtout lourde ) découverte aux abords même de l'actuelle bifurcation, il s'agit d'un double isolateur électrique en porcelaine et fer galvanisé qui devait jadis être raccordé au bâtiment des Chemins de Fer Du Midi ou plus tard de la SNCF entre les années 1900/et 1930, en effet ces isolateurs en porcelaine blanche sont des modèles dit "Isolateurs à oreilles grand modèle des chemins de fer de l'Est ( modèle dit aussi à "double cloche" instauré à partir de 1890 en France ) les deux oreilles, ou cloches servaient à faire reposer le câble dessus lors de l'instalation de ligne pour en faciliter la pose, avant de la faire remonter et de la fixer sur le bulbe central, le fait que les isolateurs soient en double signifie que c'était pour passer deux lignes soit télégraphique, soit plus tard, téléphonique et le tout boulonné sur un tube carré fixé en haut des poteaux en bois comme ceci.

4-Voici une drôle de trouvaille ramenée et pas l'une des moindres, voici un drôle de bout de tube en fer léger que j'avais trouvé dans le sous-bois ( à quelques mètres seulement de l'objet précédent ) au pied d'une vieille souche d'arbre qui portait des traces de brûlures mais je n'y avais pas fais attention, j'ai cru d'abord à un déchet ( c'est qu'ils sont nombreux dans ce secteur et de toutes époques, donc c'est assez fréquenté de trouver un truc, quelque soit ce truc) puis j'ai rapidement remarqué qu'un côté du tube était lourdement concrétionné et que de l'autre côté le bout du tube semblait déformé par un éclatement, du coup, vue de la taille et la forme de ce qui ressemble à "une crotte de chien", une idée incongrue à germée dans mon esprit; ettttttt si ce tube pourri par l'action acide du sol tourbeux était un étui d'obus en fer ?!!!! cette hypothèse n'était pas si incongrue que cela au final car le 13 avril 2018 j'ai décidé de commencer le nettoyage de ce tube mystérieux et après de légers coups de marteau et à l'aide d'un petit burin fabrication sur mesure par mes soins, le tube à commencé à se fissurer j'ai donc stoppé tout et commencé à observer, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir à l'intérieur des petits spaghettis de 2mm marron/ noir,  je savais que j'avais décroché le jackpot ! ces petits tubes (visibles sur la vignette 4 ci-dessus) sont des tubes de poudre d'une munition de 20x138 Solothurn pour canon de 2cm flak 30 ou 38 ( la douille est à présent vide de la demi cuillère à café de poudre qui restait au fond, côté culot et la poudre neutralisée) imaginez ma joie d'avoir trouvé, 21 ans après le début de mes premières recherches sur ces lieux, un tel vestige !

Ce fut une grande joie mais également une grande stupeur car cette trouvaille, en guise de réponse, souleva plus d'interrogations qu'autre chose.

Pourquoi une munition éclatée allemande se trouve t-elle ici ? pourquoi du 2cm flak ? et surtout dans quel contexte es-ce arrivé ? je n'ai jamais entendu parler qu'il y eu une flak dans le secteur de Lamothe durant la guerre, encore moins qu'elle fut sabotée ou pilonnée alors Kèkcésa?!! ? E.T ?? Dark Vador ??!

La réponse arrivera moins d'une semaine plus tard alors que je faisais des recherches sur un autre sujet et monument locale proche de la zone, la fontaine Saint Jean, en effet on apprend alors que durant la guerre, cette fontaine était au coeur d'une pinède (aujourd'hui disparue) et que cette dernière fut incendiée et détruite suite à" l'explosion sur la voie ferrée au niveau de la bifurcation de Lamothe ( jadis il y avait une gare importante dans le secteur, elle n'existe plus de nos jours mais si vous avez lu mon article d'introduction vous le savez maintenant ), d'un wagon de munitions allemand" ( sans plus de détails malheureusement, ni date, ni contexte précis ! dommage, encore un fait volontairement oublié de l'histoire locale, mais c'est un bon début et une excellente piste à suivre ! ) je tenais enfin une réponse, "ce wagon" de munitions devait sans doute avoir des caisses de 2cm FLAK, il ne s'agit donc pas d'un vestige des escarmouches qui eurent lieux entre un groupe de résistants de la colonne Duchez et les sentinelles allemandes des deux ponts, mais c'est encourageant pour la suite de mes futures recherches sur le secteur et sur la période .

Passons à présent à l'étui ( que vous pouvez voir sur le groupe de vignettes ci-dessus ), il était malheureusement en acier laqué ( ce qui explique son piteuse état de conservation et les 1.5cm de rouille que j'ai dû éliminer autour de l'étui; le contraste est saisissant entre la vignette 1 et 5 car ces deux images sont à la même échelle !!!) il possédait encore un peu de poudre au niveau de son culot ainsi que des restes de fibres de coton tissé très fin ( les restes de la chaussette qui renfermait la poudre dans l'étui ), l'objet est très dégradé par le sol tourbeux et marécageux du secteur et le fait que l'eau de la rivière à cette endroit est saumâtre également, la restauration de ce dernier aura prit 1 an et 6 mois, du fait que c'est un étui en acier, très endommagé par l'éclatement de la cartouche et surtout l'incendie que l'explosion "du wagon" de munitions allemand à provoqué se jour là, les marquages présents sur le culot très attaqué lui aussi, restent extrêmement difficiles à lire on parvient tout juste à lire 43 pour 1943 date de fabrication de l'étui, on devine une WaffenAmt illisible, quant au reste c'est malheuresement totalement effacé.
 
Voici donc ci-dessus, l'étui restauré, (vignettes 5, 6 et 7, on voit bien l'amorce en laiton qui est intacte, non percutée en même temps elle était protégée par 7mm de croûte de rouille, ainsi que l'effet du "blast" sur le corps de l'étui qui à gonflé par le milieu et s'est déchiqueté à son extrémité) et une image de la poudre qui était à l'intérieur (vignette 4; cette poudre encore présente, indique que la munition n'a pas sautée dans un incendie mais bien que c'est l'ogive explosive qui à sauté et éjecté l'étui tel un bouche de champagne, il doit donc y avoir des centaines de munitions dans le même cas un peu partout dans la zone, de part et d'autre de la voie ferrée !) la dernière vignette vous montre un dessin coté de la munition complète, en rouge vous pouvez voir l'étui tel qu'il est de nos jour, 74ans après sa destruction il reste environ 90% de la longueur totale de l'étui encore conservé, en revanche ne vous y trompez pas ! si cet étui est visible entier sur ces images ce n'est uniquement que grâce à mes techniques de restauration et conservation ! en effet à l'heure actuelle si je n'avais pas rempli l'intérieur de l'étui avec de la résine, ce vestige ressemblerai plutôt à ça un tas de poussière de rouille avec une amorce en laiton et quelques grains de poudres, l'étui est si attaqué qu'il ne reste que 45% de la matière sur l'étui en claire les parties sombres c'est du métal et les parties claires c'est de la résine teintée à la poussière de rouille! Encore quelques années et cet étui aurait totalement été perdu pour l'histoire !


5- Voici deux fragments d'une même plaque en zinc peinte en jaune sable et avec des motifs feldgraü et une couche de fond rouge (la magie du bain d'acide oxalique chaud puis nettoyage passé avec une brosse à dent), une plaque assez curieuse avec des nervures et des jours moulés/usinées ça et là, une pièce drôlement ouvragée qui reste non identifiée actuellement de manière formelle 
 

( Info: depuis le 15/05/2018, c'est chose faite, il s'agit d'un fragment de container en zinc pour deux Tellermine 35, une mine antichar allemande, encore un vestige du wagon de munition, ou du coup peut-être du train plus que d'un seul wagon, la partie noire sur la photo est le reste du tampon en plastique qui se trouvais aux 4 coins des portes du casier, il a fondu suite à l'incendie qui à ravagé l'actuel sous bois, de l'autre côté on devine un 35 peint en feldgraü au pochoir il s'agit du reste du marquage 2 T.MI.35 pour zwei Tellerminen 35 ) un beau vestige de l'épisode du wagon de munitions allemandes qui aurait sauté sur le secteur durant la guerre, ( un seul wagon mélangeant des cartouches de canon anti aérien et des containers de mines antichars???!!! impossible il y avait au moins deux wagons différents, un convoi de munitions oublié ?!!! affaire à suivre).
 
photo6 arrivera bientôt

6- Et enfin voici un gros pied de biche de 1m de long assez ancien peut-être datant de l'époque ( fin 19ème/début 20ème siècle ) ou les berges de l'Eyre accueillaient les radeliers et les récupérateurs de rondins et troncs de pins maritimes en provenance de la scierie de Belin Belliet et qui descendaient ainsi la rivière ou bien il s'agit d'un pied de biche provenant des pontonniers; les soldats du 5ème Régiment du Génie de Versailles qui reconstruisirent les ponts entre août et novembre 1944.

Finissons maintenant par mes découvertes le long des voies de la ligne Bordeaux / Irun :
 

- Reste d'un tube d'aspirine français en aluminium des années 30/40 on y voit bien les inscriptions matricés sur le tube.

Les inscriptions:

D'un côté:

SPECTA-PARIS
20 Comprimés à 0.50g

De l'autre côté:

un à deux par jour
Aspirine `USINES du RHONE'

De gauche à droite et de haut en bas:

Vignettes 1 à 6: Chapelet d'étuis de pétards signaleurs de la SNCF des années 80 à 2000 ( les mois et années figurent sur les différents culots de chacun des étuis )
- Vignette 7: Plaque en aluminium avec numéro de série dessus utilisation SNCF, sur les voies
- Vignettes 8 et 9: Lot de 4 demi-coques en laiton de pétards de voies Ruggieri, ( 2 coques sont trouées, il s'agit des faces arrières côté du bracelet pince et 2 coques avants côté qui se fait écrasé par les roues du trains ) les deux exemplaires que j'ai découvert datent d'octobre 1974 ( marquage 10/74 )
- Vignette 10: Corne de chèvre pas toute jeune et certainement la découverte la plus inattendue et surprenante du secteur, je ne sais toujours pas à l'heure actuelle à quoi relier cette découverte, ni à quelle période, 19ème siècle? 20ème siècle ? quelques années seulement ? une énigme pour le moment.

Voilà les ami(e)s c'est tout pour moi, ainsi que les explications que j'ai pu vérifier sur ces fragments de l'histoire locale, je vous dit donc à bientôt pour de nouvelles sorties et de nouvelles découvertes !

 

La suite sera ici

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