Bonjour à toutes et à tous, nouveau petit passage du côté du
petit bourg tranquille de Lamothe, le long de l'Eyre. Aujourd'hui nous
allons voir un nouveau chapitre de la période avant pendant et après
l'occupation allemande dans ce secteur ainsi que les vestiges des
événements qui eurent lieux fin août 1944 et qui eurent pour effet la destruction complète des deux pont sur l'Eyre ( le faible niveau d'eau de la rivière aidant énormément à voir une petite partie de ces vestiges ).
Mais assez de spoil, passons à présent aux images et à l'histoire de
ces vestiges, et de ces lieux, bonne visite et bonne lecture à toutes et
à tous.
Pont ferroviaire de Lamothe, le 30/08/2018, à 14h35:
Il fait assez lourd et surtout chaud ( 27°c ),
pas de vent, aucuns nuages, cet après-midi là, aux abords de la
rivière, après être rentré du boulot, je décide comme à mon habitude
d'aller me promener le long du bois et de la rivière pour inspecter les
lieux et voir ce que le sol avait à m'offrir et ça ne tardera pas à se
dévoiler devant mes yeux.
14h40, cinq petites
minutes à peine après le début de ma ballade je tombe nez à nez dans
les cailloux avec un objet que je connais bien maintenant car j'en ai
déjà découvert un, assez endommagé, par le passé, il s'agit d'un porte
fusible en céramique blanche probablement pour la SNCF ou la société
MIDI vu l'age de ce matériel. Après avoir pris la photo j'étais heureux
car je pensais qu'il était complet celui ci mais malheureusement ma joie
fut de courte durée lorsque je l'ai attrapé et ai vu qu'il en manquait
une petite partie, dommage.
Je continu à prospecter la zone à l'oeil nu pendant 5/6min puis décide de mettre le cap sur le sous bois dans l'espoir de retrouver à nouveau d'autres vestiges liés à la période 1940/44 en ces lieux, bien entendu je ne tard pas à découvrir des vestiges hétéroclites des deux décennies précédentes mais également suivantes, dans le bois et en bordure de la but de protection de la voie ferrée.
14h58, drôle de découverte qui restera sur place un système d'attache hautement corrodé vestige d'un caténaire de la voie ferrée des années 30/40.
Le minutes passent sans voir quoi que ce soit au sol hormis des feuilles et du bois mort.
15h06 nouvelle découverte qui restera sur le terrain et qui donnera un début de réponse sur ce qu'était l'objet en bronze que j'avais découvert dans ce même sous-bois le 25-06-2018 Il s'agit d'un des deux éléments en bronze qui étaient fixés sur un fer plat assez grand qui devais certainement faire office de piquet de clôture électrifié ou bien de support hors sol pour un câble électrique quelconque, les deux pièces en bronze faisant office de mâchoire qui maintenait le câble vu l'état du vestige c'est probablement de la fin de la guerre ou de l'immédiate après guerre. 6min passent et je découvre deux supports en fer pour isolateurs électrique en céramique avec encore un des deux isolateurs présents et intacts à 2m de là de découvre le reste d'une bague en céramique blanche , peut-être un élément d'un des deux supports, tout le sous bois dans cette zone, en est tapissé ainsi que de bris de verres.
15h15, enfin une découverte qui me parle sur la période que je recherche un bout de zinc moulé et nervuré très oxydé il s'agit d'un nouveau fragment de caisse de transport pour deux Tellermine 35 allemandes, avec encore de beaux restes de peinture feldgrau et jaune sable.
Ce sera ma dernière découverte dans le bois, je décide de retourner vers la rivière et d'aller inspecter le dessous du tablier du pont.
15h45, j'arrive au pied du pont,et commence à observer les vestiges de l'explosion du 24 août 1944, ils sont bien visibles bien que la majorité des gros débris restent cachés, sous l'eau et forment une cascade que les fans de canoës aiment chevaucher sans se douter un seul instant que si ils chavirent dessus ils risquent le pire!
Voici quelques prises de vu du tablier du pont ainsi que des vestiges visibles.
Je suis resté 10min à inspecter la zone puis en remontant sur la rive, à 15h56, posé à même le béton d'un des piliers du pont je tombe sur un vestige assez vieux mais très bien conservé malgré son âge, un élément de lanterne de la SNCF, ce sera ma dernière découverte.
Sur cette image vous pouvez voir l'intégralité de mes découvertes du jour ( moins le porte fusible du début ) par ordre chronologique de découverte:
Il est 16h, j'en peux plus il fait trop chaud , je décide de rentrer à la maison.
Bilan de cette après-midi, en 1h35 j'ai découvert 8 objets et en ai ramené 3 que voici, sur cette habituelle photo de famille, de fin de prospection:
De gauche à droite :
1- Porte fusible en céramique
2- Reste d'élément de caisse de transport de Tellermine 35
3- Elément d'une lampe ou d'une lanterne de la SNCF
Passons à présent à la partie restauration de ces objets et oui comme vous avez pu le découvrir lors du précédent opus de cet article je n'ai pas ramené assez d'objet pour y dédier un article restauration je mets donc cette partie à la suite directe de mon compte rendu sur cette journée:
1- Porte fusible en céramique quasi complet.
2- Voici l'une des deux entretoises centrale d'un container en zinc pour le transport de deux Tellermine 35 avec encore 90% de sa peinture de camouflage deux tons, d'origine bien conservée ! ( une belle peinture appliquée au pistolet, avec une sous couche anti corrosion rouge typique de cette époque ) ahhhhhhh un bain d'acide oxalique chaud et un brossage à la brosse à dent ça fait des miracles !
Voici ou ce positionne le fragment sur le container.
3- Et enfin terminons cet article avec ce dessus en laiton de lampe à carbure de la SNCF le plus difficile ne fut serte pas de l'identifier mais bel et bien de restaurer ce vestige car il n'est pas aisé de marteler un arrondi avec du laiton cuit au plus haut point par l'eau saumâtre de la rivière ( donc devenu aussi fragile que du cristal et cassant comme du biscuit ), il m'aura fallut donc 8h de martelage avec un mandrin en bois et utiliser une pince d'électricien tout en chauffant précautionneusement au chalumeau, pour remettre en état ce vestige de l'histoire locale.
Le temps, la corrosion et le chahut de la rivière auront eu raison de la peinture, de la poignée en bois et du corps de la lampe qui ont du se disloquer et s'éparpiller sur des centaines de mètres dans la rivière.
A très bientôt pour de nouvelles aventures et de nouvelles histoires!
La suite sera ici







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