Campagnes de détection au Cap Ferret partie 9

 Bonsoir à toutes et à tous une nouvelle petite sortie détection ce 10 octobre 2015 après plusieurs mois de restaurations et recherches divers pour mes objets de mes précédentes sorties.
 
1) Commençons par un site que je connais mais n'y suis jamais allé en détection, le site des batteries côtière du Cap Ferret:
 
Il est 8h30 lorsque j'arrive sur les lieux et allume le détecteur qui ne tarde pas à sonner non ferreux et en fait je trouve une ampoule à baïonnette ( encore une ^^ ) mais complète pour une fois, alors pareil que dans mes précédentes fouilles, est-elle contemporaine ou WW II ? mystère pour l'instant j'ai trouvé également quelques autres bricoles à identifier ou parfaitement identifié sur place :D , pour le reste, le nettoyage et les recherches m'en diront peut-être plus; mais place aux photos maintenant.


Voici le résultat de 1h30 de détection sur le site :

Photo 1:


1- Ampoule à baïonnette intacte ( WWII ? récente ? mystère pour l'instant).
2- Partie supérieur d'un étui en acier ou acier-cuivré de 7.92 Mauser.
3- Petite rondelle d'acier fin que je pense être le reste du culot de l'étui de 7.92 trouvé juste 5m plus bas.
4- Bouton en aluminium ou en zinc grêlé de vareuse allemande, il manque l'attache mais sinon il est intact.

Photo 2:

- Curieux fragment de 3 plaques rivetés qui ressemble à de l'Alpax donc aluminium d'aviation , il semble y avoir un numéro général d'assembly ( donc USAF ? ) ainsi que des numéros propres à chaque pièce et des poinçons dessus ainsi qu'un impact de balle, ( Deux avions américains de type P51 D Mustang pilotés par le 1st lieutnant John E. Kester et le 1st lieutnant Sam D. Gevorkian, se sont écrasés le 26 août 44 victimes d'une panne d'essence, les pilotes furent secouru par les résistants et repartirent au combat, mais les lieux des crashs restent vagues, selon certaines sources un avion se serait crashé sur la plage du Truc Vert et fut récupéré en 1981 et le second aurait fait un atterrissage forcé plus au sud mais pas d'infos à se sujet il donc falloir que je me penche sur le sujet ) serrait-ce un fragment de carlingue de l'un des deux Mustang oubliés de l'histoire ?, si oui de quel P 51 et de quel partie du fuselage ? des recherches vont s'imposer.

Quelques photos de la batterie :




2) Arrêt bref sur la plage des dunes, position défensive Ar 32 pendant 55min pour ne rien trouver ou presque :

 
Arrivée sur les lieux à 11h35, j'ai eu la désagréable surprise de découvrir un panneau interdisant l'accès à la plage car elle était devenue dangereuse à cause du phénomène d'érosion assez important au Cap Ferret donc du coup je n'ai pu que resté sur le haut des dunes pour ne trouver qu'un drôle de H en fer que voici:

Section de poutre en acier du plafond du bunker section de la béquille de la pièce d'artillerie, déchet oublié de la construction de la position? énigme !!!!
je l'ai laissé sur place.
 
3) Dernière arrêt sur la position du Truc Vert ou je trouve des éclat de douille, d'obus et de Az, 1h15 de détection sur le site pour une petite récolte de 14 vestiges:



Je suis arrivé sur les lieux à 13h40 après une pause casse croute de 45min histoire de faire l'inventaire de ce que j'avais trouvé le matin et de reprendre des forces! 5min après être arrivé sur site première découverte les reste d'une douille baïonnette pour ampoule et 15min plus tard une demi douzaine d'éclats de douilles d'obus ainsi qu'un drôle d'écrou en bronze ou laiton usiné puis quelques fragments de ceinture d'obus en cuivre, 50min plus tard ce sera les restes d'une Az en aluminium assez dégradé après 71ans dans le sable et un environnement salin puis quelques minutes plus tard se sera à nouveau un éclat et enfin un drôle d'objet en laiton partiellement soufflé le nettoyage m'en apprendra surement plus, voici les images :

Photo 1:

1- Culot d'ampoule a baïonnette ( en piteuse état ).
2- Drôle de reste de pièce 6 pans en laiton usiné.
3- Drôle de petite boule en laiton usinée avec les reste d'un pivot en acier.
4- Eclat de douille d'obus en laiton.
5- Eclat de douille d'obus en laiton.

Photo 2:

1- Eclat de douille d'obus en laiton.
2- Eclat de douille d'obus en laiton.
3- Eclat de ceinture d'obus en cuivre.
4- Eclat de douille d'obus en laiton.
5- Eclat de ceinture d'obus en cuivre.

Photo 3:


1- Corps d'une Az 23 en aluminium.
2- Eclat de douille d'obus en laiton.
3- Eclat de douille d'obus en laiton.
4- Drôle de fragment en laiton usiné non identifié.
 Commençons par mes trouvailles du Cap Ferret:

Photo 1:

1- Ampoule à tenons baïonnettes intacte ( WWII ? récente ? mystère pour l'instant) .
2- Reste d'étui en acier laqué de 7.92 Mauser ( je suppose que l'étui était laqué, car contrairement aux précédents étuis en acier-cuivré,il ne subsiste aucune trace de plaquage cuivreux ).
3- Petite rondelle d'acier fin que je pense être le reste du culot de l'étui de 7.92 trouvé juste 5m plus bas ( élément trop altéré par 71ans d'eau salée, objet détruit au niveau moléculaire, je l'ai nettoyé mais sans aucun résultat niveau marquage et à cassé en 2 endroits).
4- Bouton en aluminium grêlé Ø21mm de vareuse allemande de la Heer ou de la Luftwaffe ( pas de reste de peinture observé pour l'instant !? donc probablement Heer) après 2mois passés à l'abri de la lumière ambiante imprégné de rustol, ultime rebondissement, d'infimes traces de peinture feldgrau sont réapparus dans les sillons grenelés et surtout une belle tâche sur l'arrière, des marquages sont visibles également, un code fabriquant ( relativement difficile à lire même au microscope numérique et malgré un nettoyage à l'acide oxalique ) on devine les lettres IB.Co ou B.Co avec un coin du poinçon qui a marqué l'alu?
Si il s'agit bien de ce dernier cas, alors le fabriquant pourrait être Berkemeyer & Cie, Mulheim, dans la Ruhr, code ID153, logo usuel: B&C.


Photo 2:


Ci-dessus et dessous, recto/verso de l'impact, en gros plans:

- Curieux fragment de 3 plaques rivetés qui ressemble à de l'aluminium d'aviation , il semble y avoir un numéro général d'assemblage ( 6625 ) ainsi que des numéros propres à chaque pièce ( ASSY 15-6625-1, 15 6625 9, 15 6625 18 et 15 6625 16 ) et des poinçons en forme d'avion monoplan vu de dessus ainsi qu'un impact de balle ( visible au milieu de la pièce, sur la première et cinquième image ci-dessus) après 5 jours dans l'eau de pluie, il semble y avoir des vestiges de peinture rouge, d'olive drab et une trace noire? ( en fait il s'agit d'une trainée de peinture olive drab brulée par la déflagration d'une l'ogive de munition de 7.92 Mauser de type Smk L'spur, ogive de mitrailleuse perforante explosive et incendiaire qui à laissée un trou de plus de 2cm de diamètre et des fissures un peu partout sur la plaque ) d'un côté ( on en voit des traces sur la 6eme et la 7eme image )  ainsi que du rouge de l'autre côté ( on en voit des traces sur la première image ) même si le sable en 71ans à bien poncé le vestige tout reste relativement lisible.
Bien que le fragment soit maintenant identifié, deux grandes questions s'offrent à moi, de quelle partie précise du P51 D ce fragment proviens ( la choix est vite fait à cause de la peinture noir, certainement les bandes d'invasion donc le tronçon ailes / ailerons ou bas ventre de l'appareil derrière la prise d'air pour le moteur ) et surtout question primordiale du quelle des deux appareils s'agit t-il ? je sais déjà qu'il s'agit d'une pièce de North American P51 D Mustang du 55eme groupe de chasse de la 338eme escadrille de chasse du 8eme Fighter Command et que le 26/08/1944 deux appareils de ce groupe ont fait un atterrissage forcé sur la plage entre le Truc Vert et la Pointe et que l'un d'eux fut retrouvé et extrait le 03/05/1981 sur la plage du Truc Vert par les Ailes Anciennes.


Article d'époque paru dans le journal la Gironde :


Voici à quoi ressemblaient les deux Appareils :

le premier est un P51 D-5 NA avec l'empennage classique de ce modèle de série (voir même fin de production ), il s'agit de l'avion de Gevorkian, le "Da Quake" ( du surnom de son propriétaire d'origine, le Major McGinn surnommé Earth Quake, par contraction Da Quake et qui signifie Tremblement de terre, il finira As en Europe puis dans le Pacifique ) et le second est un P51 D-5 NA de début de série puisse que les numéros de série des modèles D 5 Na commencent à 44-13253 et s'arrêtent à 44-14052 soit un total de 800 avions pour cette année 1944 ( et qui possède donc un empennage différent également ) et qui n'est pas peint au standard du 338 FS ( moitié aluminium nu, moitié peint en vert olive avec une bande rouge pour délimiter les zones ) il s'agit de l'avion de Kester.

Photo du Da Quake avec devant le Lt Gevorkian et en tenu de pilote, le Major Mc Ginn et ses 2 mécaniciens

La petite histoire de ses deux avions:
 


 Le samedi 26 août 1944 à l'aube, plusieurs P51 D du 55 Fighter Group du 338 Fighter Squadron du 8 Fighter Command décollent de leur base de Wormingford dans l'Essex (Airfield Station 159 pour l'USAAF) pour une mission d'escorte de bombardiers B 24 Liberator de la 8ème Air Force au dessus de Ludwigshaffen, par la suite 7 des appareils d'escorte attaquèrent (  mission de Starfing ) un dépôt de chemin de fer sur Nancy avant de retourner vers leur base en Angleterre parmi eux, 3 pilotes, le 1st lieutnant Samuel E Hansard (
n°37 sur la photo ci-dessus et qui sera au commande du P 51 D 5 NA matriculé 44-14050 ) le 2nd lieutnant John E Kester (n°21 sur la photo ci-dessus et qui sera au commande du P 51 D 5 NA matriculé 44-13663 ) et le 1st lieutnant Sam D Gevorkian (n°15 sur la photo ci-dessus et qui sera au commande du P 51 D 5 NA matriculé 44-13954 DA QUAKE) affrontèrent un orage assez violant, les éclaires frappèrent leurs appareils, déréglant leurs instruments de bord, avant qu'ils ne s'en aperçoivent, ils se retrouvèrent au dessus de Bordeaux ( pensant être en Normandie ) et furent chaleureusement accueillit par la Flak et même touchés ( tout du moins pour l'appareil de Gevorkian ) mais visiblement sans gravité, quelques trous dans la carlingue rien de plus, mais les pilotes pensaient alors être au dessus de la Normandie et non dans le Sud Ouest, leur jauge de fuel descendait rapidement, il devenait donc urgent d'atterrir, Gevorkian ( au commande du P51 D Da Quake immatriculé CL P, n° 44-13954, initialement l'appareil du Major Mc Ginn ) et Kester ( au commande du P51 D immatriculé CL U, n° 44-13663 ) décidèrent de faire un atterrissage forcé sur une plage qu'ils croyaient être la côte normande en réalité ce fut sur la plage de Lège Cap Ferret en début d'après-midi. Croyant que l'océan qui pointait à l'horizon était le Channel, le premier lieutenant Hansard décida malgré le peut de carburant qui lui restait de tenter de rejoindre sa base, ce pilote de 25ans fut porté disparue au combat, son corps fut retrouvé par un navire de la Royal Navy non identifié à ce jour, au large du Golf de Gascogne et il fut inhumé en mer; à cour de carburant le lieutenant à dû se crasher dans l'Atlantique ou amerrir et espérer voir arriver des secours qui n'arrivèrent jamais.

Ses deux amis eurent quant à eux plus de chance et réussirent à se poser au Cap Ferret sans trop de casse et sans être blessés ( les allemands ayant évacués le Cap Ferret 5 jours avant, ils eurent donc la chance de ne pas être fait prisonniers ) ils furent secouru par les habitants de l'Herbe et de Lège, environ une heure après leur atterrissage, plus tard dans la soirée après avoir fini de saboter leurs appareils, ils furent rapatriés sur Arcachon avec l'aide des FFi locaux et le prince Stanislas Poniatowski qui étaient le maire d'Arcachon à l'époque ( ils furent d'ailleurs hébergés chez lui à Arcachon pendant 2 semaines le temps que le réseau d'évasion vers Hendaye s'organise )  maire d'Arcachon à l'époque puis ils resteront 2 jours chez mr Dubreille (membre des FFI de Bordeaux) à Caudéran, par la suite, Xavier Testas organise leur transfert vers Hendaye, ils retrouvèrent d'autres aviateurs alliées ( Anglais et US ) abattus au dessus de la France, il arrivèrent à Gastes, puis de Hendaye, ils prirent un C-47 à destination de l'Angleterre, le 13 septembre 1944 à 8h30, le C47 ce pose enfin sur la base de Wormingford ou les pilotes partirent direction le 63 Brook Street (bureau de l'I.S.9) ou ils furent immédiatement prie en charge par l'officier S-2 pour interrogatoire, après débriefing auprès de l'Intelligence Service chacun retourna dans son unité et repartit au combat.
 

Au Cap Ferret après la Guerre :

 
Une fois les aviateurs en sécurité, et retapés par l'accueil et les soins chaleureux des habitants du Cap Ferret , ils retournèrent quelques heures plus tard sur les lieux de leur atterrissage pour récupérer dans leur avion tout ce qui pourrait être utile à la résistance et sabotèrent le reste, puis ils prirent un bateau avec le Prince Poniatowski et mr Guy Schyler ( l'homme qui organisa la fuite des deux pilotes vers Bordeaux ) pour aller pendant 2 semaines à Arcachon. Après la fin des combats le 8 mai 1945, les appareils n'avaient toujours pas pu être retirés ( une tentative à bien eu lieu en octobre 44 mais ce fut un échec qui endommagea le P51 de Kester, quant au P51 de Gevorkian, il fut déplacé mais ne put être retiré ) et ils ont commencés à plonger dans les sables, dans les années 50 ils avaient pratiquement disparus de la plage mais les gens se prenaient en photos ( photo de l'avion de Kester qui sera visible plus bas etttt tiens bizarrement il lui manque la queue !!! Cette photo à elle seule prouve que l'appareil retiré des sables en 1981 est celui de Kester et non celui de Gevorkian ! ) dans les cockpits ou à côté. Les marées et les tempêtes se succédèrent et les appareils finirent par disparaître totalement sous les sables toujours en mouvement dans ce secteur et ils furent totalement oubliés jusqu'en mars 1981 ou les pales d'hélice d'un des deux P 51 pointèrent hors du sable le dimanche 3 mai 1981 au profit de la marrée basse, le groupe des Ailes Anciennes et les pompiers de Lège entreprirent de sortir du sable l'appareil accidenté, pour se faire il n'avaient que 6h avant que la marrée ne revienne recouvrir l'appareil et ils réussirent non sans mal, l'appareil fut exposé pendant un temps au musée de l'air et de l'espace du Bourget ( entre 81 et 96 ) sous la dénomination du P51 D NA "DA QUAKE" alors que visiblement il s'agit de l'avion de Kester et non celui de Gevorkian, en 1996, faute d'entretiens et de restauration, l'appareil fut voué à la destruction, mais fort heureusement il trouvera finalement acquéreur en Angleterre ou il sera reconstruit à partir de 2001 toujours sous la désignation du Da Quake ( et ne fit plus jamais parler de lui depuis 2010 ), son moteur quant à lui est toujours visible mais fut revendu lui aussi en 1996, mais à un musée normand de la Pointe du Hoc.

 

  Le "véritable" Da Quake quant à lui dort donc toujours sous le sable depuis 71ans et même probablement sous les eaux.
 
Voici ci-dessous, les images de 1981 lors de la découverte et l'extraction de l'épave, il manque beaucoup de la carlingue et ce n'est pas à l'atterrissage qu'elle a disparue mais parce que quelques mois après l'atterrissage ( en octobre 1944 ), une tentative de récupération des avions partiellement ensablés fut tenté et la queue du P51 D5 de Kester fut arrachée mais l'appareil ainsi mutilé ne put être récupéré et continua de disparaitre dans les sables, quant au P51 D5 "Da Quake" une tentative fut entreprit pour le remettre sur son train d'atterrissage, ce qui fut un succès, mais tout en voulant éviter une champ de mine sur la plage ( que les 2 pilotes avaient traversés sans le savoir 3 mois plus tôt ) l'avion s'enlisa brusquement dans le sable mou du bord de mer du fait de son poids et s'enfonça rapidement dans le sable jusqu'au ailes; du fait des moyens technologiques disponibles à l'époque l'idée d'un récupération de l'appareil fut abandonnée et l'avion disparu progressivement , balloté et disloqué au gré des marrées, pas étonnant donc de retrouver de l'aluminium sur la côte sur près de 3km, mais ce que je ne comprends toujours pas c'est Pourquoi l'histoire fut modifiée, réécrite et faussée !!! :

Le 44-13663 en avril 1981

 

Photos du 03 mai 1981

11 mai 1981

La découverte et l'extraction de l'avion:
 

( Synthèse des faits condensés de ce qui fut raconté par les Ailes Anciennes du musée de l'air et de l'espace du Bourget dans le magazine Air Fan n°33 de juillet 1981, l'histoire sera donc courte et parfois contradictoire ou extrêmement incomplète par rapport à la véritable histoire que j'ai raconté juste avant et qui, elle, est basée sur le recoupement des informations telles que les témoignages des habitants de l'époque Francine Chapon notamment, qui était l'épouse de Richard Chapon, directeur du journal La Petite Gironde pendant la Guerre et dont les écrits sont relatés dans le bulletin n°150, 4eme trimestre 2011 de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon, du rapport du réseau Comète sur les pilotes, des fiches personnelles des pilotes via le site de l'amicale des anciens du 8eme Fighter Command, 338 eme Escadrille de chasse, 55eme groupe quand le site existait encore, la majorité des photos d'époque en venait , des rapports des 2 pilotes suite à leur évasion ainsi que leur rapport d'évasion faite auprès de l'officier du S2, les rapports E&E 2049 et 2050 qui dispo sur le site de la NARA AAD mais aussi plus haut sur cet article et des informations glanées sur des sites, américains, anglais et russes ) lisez l'article suivant et faites vous votre avis ^^.
 

 Tout commence en mars 1981 avec un groupe d'amis qui faisait une partie de football sur la plage, lorsque l'un d'entre eux découvrit une pale d'hélice qui émergé du sable, il tenta de la dégagé à la main mais ce fut rendu impossible par la marrée .

Philippe violet (découvreur de la pale d'hélice) avertit donc Les Ailes Anciennes du musée de l'air et de l'espace du Bourget pour qu'ils viennent constater la découverte, une équipe se rendit donc sur place le 15 mars 1981 avec des pelles et l'espoir de désensabler l'hélice, en vain ! sur place ils firent la rencontre de monsieur Conan (Le vieil homme à la casquette de marin sur la première photo de l'épave publié plus haut) qui était de la région et qui connaissait l'existence de l'avion mais sans pouvoir l'identifier. 

Découragé par ce semi échec, le groupe rentra sur Paris mais resta en contacte avec mr Conan qui finit par les appeler en avril 1981 en disant que l'appareil était presque entièrement dégagé par la marrée ( 1ere des cinq images ci-dessus ) , et qu'il leur envoyé des polaroids c'est ainsi que fut identifié ce mystérieux appareil comme étant un North American P 51 D Mustang.

Pour pouvoir désensabler ce petit oiseau de presque 4 tonnes, les ailes anciennes contactèrent mr Cazalet ( Maire de Lège ) qui leur promit l'aide de la municipalité sous la forme d'un chargeur de roues. Revigoré par ses bonnes nouvelles, une équipe descendit vers le Cap Ferret avec des pelles et la volonté de sortir ce morceau d'histoire de sa prison de sable.... une nouvelle fois en vain car le chargeur de roues ne pouvait soulever l'appareil et à cause de la marrée l'équipe ne put achever se qu'ils avaient entreprit, le moral était donc au plus bas, mais le maire de Lège leur promit que pour le dimanche suivant ils auraient à leur disposition plus de monde ainsi que de meilleurs moyens ( pompiers de Lège, engins de BTP etc....  ), réconfortés par ces promesses, l'équipe retourna vers Paris avec des photos ainsi que des fragments de la casserole d'hélice de l'avion.

L'équipe revint le vendredi 1er mai 1981 et alla directement sur la plage pour constater que la marrée avait presque entièrement dégagé l'épave ( à peine 2/3cm de sable sur les ailes, le lendemain il y en avait 20cm ), le samedi matin c'était briefing à la mairie de Lège avec mr Cazalet les pompiers qui allaient fournir un GMC, l'entreprise Van Cuyck un pelleteuse et les administrés de la commune, quelques 4x4 à treuils.  

Le dimanche 3 mai 1981 à 8 heures les travaux de déblaiements commencèrent enfin avec comme compte à rebours bloqué sur 5h ! ils n'avaient donc que jusqu'à 13h pour sortir l'avion des sables avant que la marrée ne reprenne ses droits! la pelleteuse creusa tout au tour de l'avions et les bénévoles désensablèrent l'appareil ce qui prit un peu de temps, vers 11h l'épave était totalement dégagée et surprise il manquait la queue, à l'époque des faits les ailes anciennes pensaient que l'avion avait été abattu par la Flak et que le crash fut si brutal qu'il arracha la queue de l'avion (hors c'est totalement faux et mêmes les photos d'époque  que voici ci-dessous, le prouve, ce n'est que par phénomène de vandalisme et de corrosion marine que l'appareil s'est détérioré .... et surtout à cause de la tentative de récupération des appareils en octobre 1944).

P51D5 codé CL-U  n°44 13663, peu après le 26 août 1944:

 

Le même appareil fin des années 40 début 50:

 P51D5 codé CL-P n°44 13954 peu de temps après l'atterrissage forcé du 26 août 1944:

 

 Le même appareil après octobre  1944:


 Le même appareil dans les années 50 :

puis l'avion fut sanglé et levé par la pelleteuse jusque sur la remorque et il était grand temps car aussitôt soulevé et chargé , la mer reprit ses droits. Mais l'avion n'était pas au bout de son calvaire, en effet il devait maintenant franchir une dune et parcourir 6km chose rendu difficile par le sable et le poids de l'épave qui fit rapidement et à plusieurs reprise s'enliser la remorque. et la dernière, fut la fois de trop sous les chaos et les chocs répétées, la base de l'aile droite céda (je possède un fragment du P 51 D5 Na CL-U de Kester qui à dû se détacher à l'époque lorsque les habitants ont mutilés l'appareil sans le vouloir en essayant de le retirer du sable en octobre 44), l'équipe dut prendre donc une décision radicale, sectionner l'aile droite puis finalement l'aile gauche pour alléger la remorque et également être sûr de pouvoir encore sauver un bout de l'avion ce qui l'endommagea d'autant plus. Le convoi reprit sa route et l'épave arrivera finalement au musée de l'air et de l'espace du Bourget le mardi 11 mai 1981 pour y être exposé.
 
En Juillet 1981, date de parution de l'article dans Air Fan, les Ailes Ancienne prévoyaient de restaurer l'épave (donc appel aux dons et aux bénévoles....ce serai impensable de nos jours surtout que leur but était loin d'être non lucratif tout du moins pour ce qui est du Bourget, maiiiiis passons!), mais faute de "moyens" et surtout de bénévoles, elle restera telle que découverte, à ce désagréger, avec une fausse histoire écrite sur une plaque visible à côté de l'épave ("la plaque disait ceci: Appartenant au 338ème Squadron du 55ème Fighter Group de la 8ème Air Force, ce P51D Mustang Serial 44-13954 fut touché le 26 août 1944 lors d'une mission d'accompagnement de Boeing B17G au-dessus de la poche de Royan, le Major Sam D. Gevorkian décide de poser son avion surnommé Da Kuake en zone libérée sur la plage du Cap Ferret plutôt que de tenter de regagner sa base de Wormingford en Angleterre. Le pilote s'en tira indemne.Il trouve la mort dans un accident aérien le 7 août 1945. Témoignage du sacrifice des pilotes Alliés pour la libération de la France durant la Seconde Guerre Mondiale, cette épave à été sortie de l'eau en 1981 à l'initiative des <<ailes anciennes>> avec l'aide de la population locale et surtout de Mr Cazalet, maire de Lège") qui se trouva être un tissu d'inepties et ces inepties resteront visibles jusqu'en 1996 ou le musée du Bourget décida de l'envoyer à la ferraille si personne ne souhaitait l'acquérir, fort heureusement, un musée normand achètera le moteur et le reste de l'appareil sera racheté par Phil Earthey et partira en Angleterre, en 2001 David Kingshott de MRC.Ltd à Conventry
( Mustang Restauration Company Ltd ) ce lancera dans une reconstruction d'usine en tant que Da Quake et non sa réelle identité c'est à dire celle de l'avion de Kester, contacté en lettre ouverte à ce sujet sur un forum anglais traitant du sujet des 2 Mustangs du cap ferret, David kingshott tenu à répondre aux questions qu'on lui avait posé; pourquoi restaurer l'avion sous le matricule et les couleurs du Da Quake alors que c'est sûr que ce n'est pas lui ? et ou en est la restauration ? sa réponse commença par rappeler l'histoire générale des 2 Mustangs et enfin en argumentant qu'après de longues recherches ( lesquelles ? les sources? les preuves ? il n'y en a aucunes en réalité ! ) au sujet de l'avion et d'après photos d'époque ( mais lesquelles bon sang ? je crois connaître l'intégralité des photos connus des épaves qui sont presque toutes visible sur cet article d'ailleurs, hors l'une ne peu clairement pas être prise pour l'autre ! ) il était sûr à 99% que cet avion était le Da Quake, hors il ne s'est pas basé sur la réalité des faits ni la recherche des numéros de série des pièces de l'avion visiblement car sinon il aurait été évident de penser au P51 de Kester la conclusion de son message très instructif et détaillé malgré tout ( mais que trop peut objectif et impartial à mon goût ! ) se termine ainsi : " Dans tout les cas, l'objectif de MRC est de restaurer un Mustang pour qu'il puisse revoler un jour et cela peu importe sa véritable identité " en claire il n'était pas certain que l'avion qu'il avait acheté au Bourget était le Da Quake mais de toute façon la réalité n'avait que peu d'importance, le P51 de Kester est certainement plus photogénique tout bariolé aux couleurs du Da Quake que sous sa véritable identité ce qui est fort regrettable car cela reviens une fois de plus à réinventer l'histoire ce qui est sans doute plus commode et plus lucratif que d'admettre la réalité et une erreur de jugement au nom du profit ce qui est fort dommage au vu des démarches de restaurations entreprises, cette erreur de jugement ne peut-être rejetée en intégralité sur David Kingshott qui n'a fait que reprendre les conclusions de ses prédécesseurs, notamment les Ailes Ancienne, qui ont fait très tôt des recherches dans le bon sens mais en occultant qu'il y avait un autre appareil que le Da Quake alors que déjà à l'époque on savait l'histoire via les locaux, mais également au musée de l'air et de l'espace du Bourget qui dés 1981 à affiché une fausse histoire et sur le mauvais appareil en guise d'histoire officielle de l'épave et cela pendant près de 15ans sans réellement chercher à confirmer les origines et l'histoire de l'épave !

Il y a quelques années en septembre 2009, le train d'atterrissage de l'appareil fut exposé à Dugny 

 

là encore présenté avec une histoire erronée au maximum, l'appareil dépendait du 8eme Fighter Command et était rattaché à l'escorte des bombardiers de la 8eme Air Force et non pas de la 8eme Air Force, basé à Wormingford et non "Worgminford" ou "Wotmingford" comme je l'ai lu sur de nombreux forums, n'a pas fait d'amerrissage face à la plage de Lège Cap-Ferret ( et non Lech dans les Landes qui ne semble même pas exister comme je l'ai lu sur des forums français -_-* ahhhh cocoricooooo! prout! ) mais un "beach landing", et pas suite à une mission d'escorte de B17 mais de B24 + une mission secondaire d'attaque au sol ( un Starfing ) et enfin le P 51 de Kester ne fut pas sorti du sable entre le 05 et le 10 mai 1981 mais le 03 mai 1981 et arriva au Bourget le 11 ! Ce sont des erreurs graves et incompréhensibles lorsque l'on veut parler d'histoire et qui se répètent pourtant partout ou fut exposé l'avion et partout ou l'on traite de sa " fausse histoire "( expositions, musées, forums spécialisés ou non etc... ), 71ans après l'atterrissage de ses deux pilotes, il est temps de leur rendre leur véritable histoire et de la raconter une bonne fois pour toute, pour être sûr que la chronologie des faits, des lieux, des noms et dates ne soit pas une fois de plus modifiés à la convenance de celui ou de ceux qui réécrivent l'histoire pour qu'elle leur plaise mieux que ne fut la réalité par égocentrisme ou par cupidité !

l'Histoire , avec un grand H ce n'est pas écrire une fiction, ou écrire un roman ou un article à sensation, encore moins une source de profit mais la recherche et l'étude systématique des FAITS ( par recherches d'archives officielles, à recouper avec les éventuelles chroniques ou témoignages d'époque et par étude de vestiges sur le terrain, ce que l'on appel aussi de l'archéologie ! ) et que ses faits soient, beaux, dégueulasses, tristes, joyeux, immondes, scabreux, louches, dérangeants, drôle ou non et cela sans le moindre partie prit ou intérêt personnel ! cela ce nomme l'impartialité! chose visiblement utopique et oublié par beaucoup de monde ( que se soit des novices, ou des gens dont c'est leur métier premier ou secondaire ), à mon grand désespoir.

Entre mai 1981 et 1996, cet appareil fut exposé sur le tarmac du Bourget, sans le moindre traitement des métaux, ni protections et ne cessa de se dégrader sans que rien ne fut tenté!

L'avion de Kester:


Au Bourget après le 11 mai 81

L'appareil eu même droit à la visite d'un hôte de marque cette année là, le Colonel Gregory Boyington dit "Gramps" ou "Pappy" Top As de la chasse américaine durant la Guerre du pacifique, il commandait la célèbre VMF 214 "Black Sheep " plus connue en France sous le nom de le série télé qui lui est dédiée, les Têtes Brûlées, voici quelques photos de Pappy avec le P51 de Kester lors du salon du Bourget de 1981:

 

 Fin 80 l'épave est déjà en piteuse état



début 1990 des éléments ont disparu


La trace de ce P 51 se perd quelque peu en 2006 puis se perd totalement 4ans après, comme si en plus de l'histoire erronée par 71ans de réinvention de l'histoire réelle et de légendes urbaines ou du web (de manière intentionnelle ou non), le destin avait décider de s'acharner à le faire disparaître à tout jamais.
 
Voici un bref historique de l'agonie du P51 D5 matricule 44-13663 de Kester depuis son rachat au musée de l'air et de l'espace du Bourget :
-Rachat par Phil G Earthey, de Norfolk et stocké de 1996 a 2001
-Passe entre les mains de David Kingshot et Annette Bowden de Mustang Restoration Group à Coventry entre 2001 et 2004 pour restauration en conditions de vol, sous les couleurs du P 51 D 5 matricule 44-13954 Da Quake (soutenant mordicus qu'il s'agissait bien de celui-ci et non de celui de Kester alors que même en 1981 c'était évident par preuves photographiques et témoignages des habitants ou résistants ayants participés au sauvetage des deux pilotes et surtout à la tentative d'extraction des avions en octobre 1944 qu'il ne pouvais s'agir que du P 51 D 5 matricule 44-13663, pas du 44-13954 Da Quake).
-Puis sous les couleurs de la Mustang Restoration Co Ltd, à Coventry il sera matriculé G-UAKE et théoriquement en partie restauré entre 2004 et 2006
-Et enfin entre le 10 octobre 2006 et 2008 Il passera entre les mains de Phillip S Warner, à Eversham pour toujours une restauration à l'état sortie d'usine, plus de nouvelle de l'avion depuis, nous sommes en 2015 tout de même ce n'est qu'un modeste Mustang ! pas un B52 Stratofortress qui était à restaurer !! %):-#!!.
 
Update du 30/12/2018: Un début de réponse sur le sort de notre Mustang du Cap Ferret et peut-être une conclusion amère sur ce chapitre !:
 

Et oui à force de rechercher à droite à gauche sur tout et rien, sur tout les supports, je suis retombé sur mr David Kingshott et grâce à lui même en fait ! en 2016 (alors que des preuves trouvés à droite à gauche sur le net attestent que l'avion qu'il présente dans la vidéo est en sa possession depuis minimum 2015 maiiis passons! ) il à réalisé ou fait réaliser un trailer visant à faire la promotion d'un nouveau projet de restauration au sein de son entreprise, la CAC, pour Complete Aircraft Care qui va d'ailleurs cette même année changer de nom pour devenir la Pacific Dakota Restaurations (maj du site datant de 2014 mais totalement vide et peu d'icônes mènent vers quelque chose donc on peu dire que c'est un site mort ou léthargique  comme sa chaîne Youtube qui ne compte que 10 vidéos !!!) et en cherchant un peu plus on apprend que ce cher monsieur ne fonctionnerai que par appels aux dons (financiers exclusivement, !) pour restaurer ses projets...qui pour l'instant ne sont aucunement concrétisés ce qui pose de sérieux doutes sur le fait que ce monsieur soit réellement en train de restaurer le moindre avion mais je ne jetterai pas d'avantage d'huile sur le feu en laissant entendre autre chose ! seulement je trouve troublant que ce" restaurateur d'avion" n'ai à l'heure actuelle depuis plus de 20ans maintenant fini de restaurer AUCUN avion ? alors qu'il laisse entendre l'inverse sur l'intro de son site et surtout qu'il fait des appels aux dons de partout (tout est très fouillis et surtout quand on recherche un peu et tente d'établir une chronologie des faits, des projets et des entreprises successives de ce monsieur les pistes sont totalement brouillés de partout, c'est un foutoir sans nom!! Oui mais! un foutoir de compétition !!!) d'autant plus que si on lit certains autres articles on y apprend alors avec étonnement (mais sans la moindre image toujours à chaque fois, ce qui est somme toute très pratique pour faire du putaclic sur le net et pousser les gens à aller plus loin en faisant des dons pour voir sortir se projet qui n'est donc visible que sur les pages informatiques mais sans support photo ou vidéo! Méthode ancestrale pour arnaquer les gens depuis des siècles on leur promet quelque chose contre un financement qu'il accepte et au final se font juste détrousser ! mais bon passons donnons lui le bénéfice du toute un petit peu plus longtemps !!!!) que dans ces projets de restauration il y a un mustang qui fait dodo, on ne sait ni de quel modèle ni son surnom ou surtout son numéro de série (alors que par exemple le C47 qu'il à en restauration on sait tout sur lui c'est le Oklahoma Gal donc numéro de série on le trouve easy sur le net ainsi que son histoire, MAIS là on est évasif pour les autres projets !!! C'est donc; disons le, louche et à défaut d'autre chose, dommage !), serait-ce le P51 D5 Na n°44 13663 qu'il voulait absolument restaurer comme étant le n°44-13954 DA QUAKE et qui fut immatriculé G-UAKE en 2004 par se dernier?! et qu'il n'aurait plus depuis théoriquement 2006???!!! Visiblement pas il s'agit d'un Mustang de la RAF.
Je dis bien théoriquement car justement parlons un petit peu de mr Phillip S Warner qui aurait donc soit disant racheté ou récupéré l'épave pour "véritablement la restaurer ou bien parachever la restauration" (vous voyez ce qu'il y a d'emmerdant dans tout cette histoire c'est ça là le peut-être bien que... l'à peu prés... le environ...le sûrement...le hypothétiquement que... !!! TOUT EST APPROXIMATIF! et fait à l'arrache c'est ça qui me fait dire que tout est une mascarade d'outre manche et que l'avion à disparu en petits bouts sur le net ! il y a de nombreuses années maintenant, car vu l'état de l'avion en 1981 il ne pouvait pas être restauré pour revoler un jour alors qu'après 15ans à en prendre plein la gueule à l'air libre au Bourget sans que rien n'eut été fait pour le dé-saler et le préserver, c'était totalement impossible de faire autre chose qu'une restauration de préservation, pour exposer les restes dans un musée ! il aurait donc fallut reconstruire à ZERO un nouvel appareil, une réplique au 1/1ème de l'avion mais pas en restaurer un avec quelques rares éléments survivants !) et bien je n'ai toujours rien trouvé à ce jour sur lui et ses activités ! à croire que ce gars n'existe pas ou a assez d'argent pour être camouflé suffisamment bien dans les pages du web ! En tout cas plus camouflé de Chuck Norris, Rambo et Jack Bauer 😄!!! Bref c'est assez bizarre comme découvertes et je ne crois qu'aux faits, pas aux conjectures ou aux approximations et plus je gratte le vernis de l'histoire et même de celle de la pseudo seconde vie de cet avion et plus je sens l'odeur nauséabonde du cadavre en décomposition que l'on tente de cacher à tout prix en espérant que tout le monde l'oubli vite celui là !!!
Mais une fois encore tout ceci semble ce résumer qu'en un seul et unique leitmotiv, l'ARGENT ! sur le net, via ses sites et videos youtube, vous avez put lire et voir que ce monsieur Kingshott à donc de gros projets de restaurations mais est toujours en appel de dons, à hauteur de 24 000$ (soit environ dans sa monnaie 18 912,7£! l'équivalent de 20 981,88euros pour nous! Rien que ça ! Restaurer un véhicule ou un avion bien sûr que ça coûte très cher maiiiiiiiiiiis demander tant d'argent et depuis des années, sans sortir quoi que ce soit, cela porte un nom et ce n'est pas un nom bienveillant, ARNAQUE !) et en mettant en avant sur sa 1ère image que ces dons serviront donc à restaurer également voir même principalement son C47 Dakota le "Oklahoma Gal" SAUF que, si vous avez bien regardé la vidéo posté sur youtube toujours visible de nos jours que je vous fournis, on apprend que ce projet date de 2016 mais en dessous la cagnotte à été lancé sur ce site depuis 10mois seulement, nous sommes bientôt en 2019 et le trailer à été posté sur Youtube le 21 janvier 2016 presque 3 années d'écoulés et l'oiseau n'a toujours pas d'ailes ?! ( et bien en fait si, il est même quasi totalement restauré seulement ce n'est pas mit en avant il faut chercher ailleurs pour trouver des infos et des images montrant que le C47 est en fait totalement restauré les moteurs fonctionnent depuis 2015 et la carlingue es comme vous avez put le voir, totalement restaurée, donc du coup le financement pour le Dakota alors qu'il est totalement achevé ???!! Da fuck communication ??!!! )!!! mais il y a toujours des demandes de financement partout ou il poste sur les divers sites internet ou il exposes ses projets et en de rares occasions des images discrètes et dépassé de 2 à 3 ans sur l'avancement de ses projets! cette personne fait peut-être d'autres choses en plus que restaurer des avions  ( et ce n'est serte par moi qui lui jetterai un pierre pour cela ) car il semble assez jeune maiiiiiiiiiiiiis il n'empêche que ces faits sont troublants !

 
J'ai donc bien peur que tout les oiseaux meurtris par le temps et les hommes arrivant entre les mains de ce monsieur ( et de son équipe car il n'est pas seul ! ) ne soient pour certains irrémédiablement perdus et revendu en débris ou pièces détachés depuis des années via Ebay comme s'en ai devenu malheureusement la mode outre manche et outre atlantique depuis maintenant presque 15ans de plus dernière chose trouvée sur le net il semble bien que d'après le Facebook dédié en parti au travail de la société CAC on comprends qu'en fait tout l'argumentaire est basé sur" nos restaurations n'aboutissent pas! c'est parce que les fonds manquent !" (lisez les commentaires postés, voyez les vidéos, lisez les articles, parcourez le net et faites vous votre propre opinion sur le sujet ;)! Mais moi malheureusement, cela fait maintenant quelques années que je me suis résolu à faire tour à tour, la veillée funèbre puis le deuil de ce Mustang à jamais souillé et perdu par et pour l'Histoire ! Dans la Rome antique Titus, fils de l'Empereur Vespasien fit des reproche à son père suite à l'annonce de sa taxe sur l'urine,  une taxe sur ce liquide corporel qui était alors utilisé en teinturerie pour le traitement des tissus, ce à quoi l'Empereur aurait collé une pile de monnaies issus de ce nouvel impôt sous le nez de Titus et lui aurait demandé si ces pièces sentaient mauvais ?! Titus répondit Non, "C'est pourtant de l'urine" répondit son père! cet épisode est à l'origine de l'adage "l'argent n'a pas d'odeur!" pour ici avec cette affaire d'avion bien que n'ayant aucune odeur, il à pourtant un goût ! celui de la déception et de l'amertume!!!)

Update du 22/09/2024 : Comprenez ce que vous voudrez moi je jete l'éponge ils me rendent fou ses anglais!

Ultime retournement de situation plus aucunes traces de la vidéo promotionnelle que je voys avez montré en 2018 (d'ou le fait que j'ai retiré le lien puisse que la vidéo est semble t-il retiré du compte Youtube de Kingshott et à moins qu'elle fut renommée différemment elle reste introuvable de même que le site avec les liens de crowdfunding de 2016) plus grave que tout, plus du tout d'informations trouvables sur l'épave du Mustang du Cap Ferret, j'ai donc peur que ce soit bel et bien l'amertume qui sera la conclusion finale de ce douloureux chapitre ! Il semblerait donc que pour l'heure mes vestiges sont bels et bien les derniers témoins encore authentiquement avérés de ces événements sans qu'ils furent transformés ou revendus... quel désastre !!! Quel gâchis !!!

 
Quand est-il du véritable Da Quake ?!


Et bien depuis sa disparition dans les sables en octobre 1944, il réapparu brusquement en 1990 (informations provenant de journaux d'époque) suite à une tempête ( tempêtes du 25 janvier au 7 février 1990 ) qui le désensabla partiellement, mais bizarrement rien ne fut tenté ni écrit à ce sujet, ce n'est que par mémoire de personne l'ayant vu que ce souvenir rare et précieux survit ! le Da Quake dort donc toujours dans les sables et sous les eaux (vu le recul important de la côte probablement à plusieurs centaines de mètres au large et sous 20m de fond), à cette heure !

 
Mon vestige, sa situation géographique, sur le site et sur l'appareil, significations des peintures :
 
Mon vestige est le reste de l'assemblage de 3 éléments rivetés et soudés par point, de par la forme générale, la taille de l'élément et les proportions des formes du vestige, je penche ( pour le moment ! ce n'est pas clairement défini je dois encore peaufiner mes recherches ) pour un reste d'aileron du gouvernail de profondeur du P 51 D5 NA matricule 44-13954 et numéro de série 109-27587 surnommé " Da Quake " du 1st Lieutnant Sam D Gevorkian.


Sur quoi je me base pour l'affirmer ?


Tout d'abord parlons du matériau c'est de l'aluminium aéronautique ( de l'Alclad 24 ST ), le rivetage est US contemporain WWII, les numéros de séries des éléments ne donnerons rien, ils ne s'agit pas du numéro de série de l'appareil mais d'un numéro général de lot matière et les différents numéros d'assemblages du lot, seul les poinçons de contrôle ( les poinçons en forme d'avion avec numéro dessous ) d'assemblage et de réception matière peuvent peut-être livrer des réponses, à défaut d'avoir ramené une plaque moteur, d'instrument ou d'arme ce qui là en revanche m'aurait immédiatement donné l'identité de l'appareil. Ensuite la piste des couleurs ! car oui ce morceau d'aluminium poncé par 71ans de sablage et d'environnement salin conserve d'infimes particules de ses couleurs d'origines que j'ai fais ressortir avec du rustol ovatrol ( produit antirouille transparent, très efficace et bien connu ) et qui a la propriété de faire ressortir les pigments de peinture qui semblent définitivement parties. Du côté du point d'entrée de l'impact de la balle de mitrailleuse qui est donc venue frapper le Da Quake à l'empennage, sur quasiment 60% de la surface semble ressortir une peinture au plomb vert olive ainsi qu'un reste de peinture noir?, indiquant qu'il s'agit de la bande noir peinte en travers de l'aileron horizontal ? ( en fait pas du tout c'est de la peinture olive drab brûlée par l'impact et l'éclatement de l'ogive de 7.92 Mauser probablement d'un 7.92 Phosphore Mit Kern), Cool mais les 2 appareils avaient l'arrière peint de manière identique.. me direz-vous ! et bien je répondrais , Oui ! ou presque ! ( voir schéma des couleurs des deux appareils juste quelques images plus haut ) car en effet la peinture et le sens de l'impact indique que l'aileron était peint en vert dessus et dessous hors seul les ailerons de l'un des deux appareils étaient peints ainsi, celui du Da Quake, les ailerons du P51 D de Kester n'étaient peints que sur le dessus hors les tirs venant du sol, le point d'impact aurait dû être sortant et non entrant côté de la peinture, cela prouve qu'il s'agit de la partie inférieure de l'aileron, si il s agissait de celui de Kester il n y aurai aucune trace d'olive drab.

Malgré tout, même si mon raisonnement tiens la route, la seule manière de confirmer à 100% que le fragment provient bien du Da Quake serai de trouver une photo d'époque d'entre le 26/08/44 et octobre 1944 avec un gros plan de l'arrière de l'appareil montrant l'impact du projectile mais déjà, de par la localisation géographique et Gps de ce débris sur la côte je peux déjà affirmer que cela proviens bien du Da Quake puisse que ce fut l'avion le plus au Sud par rapport à celui de Kester qui se trouvait théoriquement au Truc Vert, la grand distance entre les 2 positions supposés des appareils est aussi une preuve de sa provenance ! en effet en aout 1944 les deux avions étaient distants de moins d'un kilomètre mais en octobre de la même année une tentative de récupération éloigna le Da Quake du P51 de Kester (qui lui eu la queue arrachée mais resta sur place) car il put être déplacé sur quelques kilomètres avant de s'enliser définitivement dans le sable mou le rapprochant donc plus au sud, vers la zone ou j'ai trouvé le vestige. Il y a quelques semaines je vous annoncez également avoir vu des traces de peinture rouge sur la face interne du débris (la sortie du point d'impact de la balle), et bien après de nombreuses recherches j'ai une début de réponse, à l'origine ce devait être le reste d'une écriture peinte au pochoir à la peinture rouge , la mention ALCLAD était peinte sur chaque élément de la structure des avions, le reste de peinture rouge que j'ai doit donc être les restes d'une des 6 lettres du mot désignant la matière ALCLAD, ou le fabricant ALCOA .


Edit du 20/12/2015:
 
Le dernier acte de mes pérégrinations pour trouver l'identité de l'avion et confirmer mon hypothèse arrive à son terme avec des documents photographiques stupéfiants ! En effet, après 2 mois 1/2 de recherches tout azimut, des photos d'époques sont venus donner les réponses que j'attendais et plus particulièrement grâce à une photo qui fut prise juste après la photo visible tout en bas à droite de l'article du journal La Gironde de mai 1981:

 et qui montre l'empennage du P51 "Da Quake" le 26 août 1944 et donc tout particulièrement les ailerons du gouvernail de profondeur, en effet en regardant l'image, il semble n'y avoir rien d'anormal mais, si on s'attarde un peu plus sur l'empennage droit on aperçoit un point noir ( la trace d'un impact d'éclat d'obus de flak ou de projectile de mitrailleuse ! ) ce point noir figure sur au moins une autre photo de l'appareil ( que j'ai pu trouvé sur le net ), prit des mois plus tard ( tout du moins peut après octobre 44 ) après que l'appareil fut abandonné et déplacé de plusieurs centaines de mètres! une autre photo, celle de l'avion de Kester cette fois-ci, prouve également qu'il ne peu s'agir que d'un morceau du P51 DA QUAKE de Gevorkian et non le sien puisse que ce dernier n'a subit aucun dommages au niveau du gouvernail de profondeur.


Comment ce bout d'Alclad s'est il retrouvé dans le sable alors qu'il se trouvait à sa place en 1944 ? :



Là encore à cette question, j'ai trouvé une réponse grâce aux traces d'usures sur la pièce ainsi que grâce à des photos d'époques datant de 1948/50, ou l'on voit clairement l'appareil avec les structures à l'air libre, les plaques d'Alclad recouvrant le squelette de l'appareil ayants disparue, pourquoi et comment ? et bien c'est relativement simple à expliquer, en effet ce qui a fait la faiblesse de l'appareil fut également ce qui en faisait sa force en 1944, les rivets de la structure !
Au fil des années et à cause de l'environnement salin qui entour le Mustang, les rivets qui maintiennent les plaques d'Alclad 24 ST ( la peau de l'avion ), sur sa structure ( son squelette ) ont fini par s'oxyder et à mourir et donc se désagréger les uns après les autres dépeçant peut à peut l'appareil et les vestiges de ses plaques furent poncés par le sable et le vent, et certains autres éléments furent ballotés puis perdus ou dissouts par la puissance de l'océan, les parties plus lourdes, massives ou rigides telle le moteur, les pales d'hélices ou la structure de l'avion de chasse voir même le train d'atterrissage; doivent être restés relativement en place et même avoir peut dérivés mais après 71ans ils doivent être fortement corrodés, en revanche, la trainée de fragments de tôle d'Alclad dispersée au 4 vents doit être assez importante, je ne serais pas surpris de retrouver lors de futurs campagnes de détections d'autres éléments du "Da Quake".

l'identité est maintenant confirmée ( par les photos des deux avions ainsi que les comparaisons entre ses dernières et mon vestige ), j'espère que lors de mes futurs recherches sur le terrain, la nature rendra d'autres vestiges de cet appareil injustement oublié des mémoires, mais fort heureusement à présent plus par l'Histoire !
 

Et terminons avec mes trouvailles du Truc Vert:

Photo 1:

1- Culot d'ampoule à tenons baïonnette ( probable reste d'une ampoule de 115v pour chauffage par ampoule de type Paz et Silva , ancêtre du chauffage électrique ou bien de système d'éclairage d'un viseur de Flak )
2- Drôle de reste de pièce 6 pans en laiton usiné
3- Drôle de petite boule en laiton usinée avec le reste d'un pivot en acier
4- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
5- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a

Photo 2:

1- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
2- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
3- Eclat de ceinture d'obus en cuivre de 7.5cm pour Fk 16 n/a
4- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
5- Eclat de ceinture d'obus en cuivre de 7.5cm pour Fk 16 n/a

Photo 3:

1- Corps d'une Az 23 en aluminium redécouverte en fait car je l'avait déjà détectée lors de ma sortie du 07/09/2014 je l'avais sortie du sable en même temps que le couvercle en tôle avec un élément en laiton de la chambre d'amorçage d'une AZ 23 ( celle-ci en l'occurrence puisse que cet élément proviens du corps en alu présenté ici même ) et qui se trouvait incrustée dans les concrétions du couvercle, il s'agit donc des restes d'une Az 23 en aluminium avec un retard à l'impact de 0.15sec ( le retard est inscrit sur la pièce en laiton ), dimension du vestige, diamètre théorique de 60mm ( ne fait réellement que 55mm sur le fragment ) par 56mm de haut, base en aluminium du porte amorce pour l'embase du retard toujours relativement intact .
2- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
3- Eclat de douille d'obus en laiton de 7.5cm pour Fk 16 n/a
4- Porte amorce du retard en laiton de la Az23 en aluminium ( image 1 ) il ce trouve juste au dessous de la pièce en laiton numéroté 0.15 (visible  sur mes restaurations du 07/09/14 ) cette pièce fut projeté hors de la fusée à 25m lors de son explosion.




 

La suite sera ici



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