Petite promenade à Lamothe partie 28

Bonjour à toute et à tous, j'espère vous retrouver ici sur mon blog en bonne santé et gardant l'espoir et le moral, de mon côté on fait face ! que faire d'autre ?!
Entre inaction et "confinement" qui ne dit pas son nom il devient donc assez difficile d'aller et venir librement aussi, bien que nous sommes le lendemain des commémorations du 11 novembre 2020, bientôt 2 semaines après le début du second "confinement".

Ce réçit, quant à lui est celui de la dernière sortie que j'ai pu effectuer avant le début de la chasse aux oiseaux migrateurs ( qui me mobilisera que peut de temps puisse que malheureusement le confinement viendra y mètre fin rapidement ) et bien entendu donc le reconfinement qui empêchera rapidement toute liberté de mouvement.
Nous sommes le 12 novembre bien après les propos et les faits relatés dans cet article, initialement je devais le rédiger le soir même, mais certains empêchements et notament le maintient du travail, malgré un reconfinement ordonné par l'état français, résultat j'ai priorisé la poursuite de mes restaurations d'objets en attente de retrouver une seconde jeunesse, maintenant que j'ai un peu de temps ( notament grâce au jour férier du 11 novembre ) j'ai enfin pu trouver le temps de mettre en forme et publier ce récit que vous allez pouvoir lire ci-après.
 
Je vous souhaite une bonne lecture et du courage en ces temps éprouvants pour toutes et tous à bientôt pour de futurs sorties et découvertes, à bientôt pour de futurs traversés des couloirs du temps !
 
 
Bifurcation de Lamothe,(côté le Teich de l'Eyre) le 22 septembre 2020, 1h24 de prospection pour 3 objets découvert et ramenés :
 
 
Pont ferroviaire de Lamothe, le 22 septembre 2020, il est 14h53 lorsque j'arrive sur les lieux il fait 23°c et assez lourd il y a du vent d'orage, le ciel est sale, mais surtout chose stupéfiante il y a énormément de monde qui circule dans les bois, sur les deux rives et il semble y avoir énormément d'activité, des bruits de disqueuses et tronçonneuses notament, il va faloir donc être prudent et aller vite.


Je commence donc mon périple à 14h55 et contemple un instant la rivière qui est assez encombrée, le mauvais temps des mois précédents ont fragilisés les berges et encombrés la rive, je prends quelques clichés pour mes archives et je poursuis mon chemin.

15h10, le ciel qui jusqu'ici était chargé, devient noir je presse donc le pas. le sol est jonché de feuille, un véritable sous-bois d'automne, je sais donc qu'il sera difficile de scruter le sol à la recherche de vestiges, je décide donc d'aller me promener vers la fontaine Saint Jean mais je ne le pourrais malheureusement pas car après avoir passé le petit pont pour prendre le chemin de la fontaine, stupeur, le chemin est défiguré et remblayé avec de la grave ce qui est assez étonant et donc devenant inquiet pour le sous-bois et ce qui pouvait encore s'y trouvé je décide de partir visiter histoire de constater l'ampleur des dégâts, le chemin est devenu méconnaissable mais je comprends mieux pourquoi au bout de 20m, on est en train de changer les pilones de la ligne à haute tension et pour être sûr de pouvoir faire venir les appareils pour monter les pilones ils ont donc massacrés le chemin d'origine milénaire ( ancien chemin gaulois puis romain ) pour en faire un boulevard empierré inquiet pour la fontaine saint Jean, je décde de poursuivre mon chemin tout en filmant cela.

15h15 je tombe sur une pencarte qui interdit sommairement aux gens de circuler sur le chemin, sans la moindre explication ni justification ( pas un panneau de chantier, ni administratif, ça ressemblait plus à un panneau lambda que l'on peu trouver sur Amazon ) je décide donc de passer outre d'autant qu'il n'y a pas d'engins de chantier, ni de personnes sur le chemin et aucun câble ou équipements ne sont au sol, j'arriverai donc en vu de la fontaine 5min plus tard, écoeuré par l'état du chemin mais rassuré malgré tout en constatent que le monument est toujours là et fort heureusement intact, je décide donc de ne pas aller plus loin et de rebrousser chemin pour retourner dans le sous-bois ( 1 mois plus tard, alors que j'allais chasser plus haut sur le secteur je pus constater dans son intégralité que le chemin allant de la fonaine au mini racing avait subit le même degré d'outrage d'un bout à l'autre ), de l'autre côté de la craste, il est alors 15h20.
 
15h23, dégoûté par ce que je viens de voir je décide de m'arrêter un instant sur le petit pont et de faire quelques prises de vues de la craste et des bois environnants, de manière frénétique comme si ma vie en dépendais, comme si j'étais en train de faire des photos de quelque chose qui allait disparaître irrémédiablement et très prochainnement puis, après 5min passées à filmer et photographier tout ce qui pouvait l'être, je me décida à arpenter le bord du ruisseau en partant vers le sous-bois, en fixant le sol et tout en restant attentif aux bruits et aux gens qui recommencent à passer derrière moi.

15h29, cela ne fait que 2min que je me suis mit en marche en balayant du regard la berge histoire de voir ce que les pluies des jours précédents ont pu laisser apparaître et justement mon regard se trouve rapidement attiré par de petits boudins roux posés à même le sol parmis les feuilles et les glands, ce n'est pas une grande découverte mais elle me rends heureux tout de même car je sais précisément de quoi il s'agit car en ayant déjà trouvé un peu partout dans ce secteur depuis 3ans, il s'agit  de restes de noeuds de barbelés allemands datants du second conflit mondial, je géolocalise les fragments ( en vu de les reporter sur mes cartes, pour mes archives ) puis prélève les deux fragments avant de reprendre mon chemin au plus vite car les moustiques eux, ne me laissent pas le moindre répit ! les minutes s'égrainnent sans faire la moindre trouvaille hormis ça et là de vieux déchets datant d'époques divers ( années 20 à 50 ), les restes d'un fer de pelle avec encore un morceau du manche toujours en place alors qu'elle à probablement 70/80ans ( vu l'état du métal et la quantité et l'épaisseur de la couche d'oxide ), des débris ferroviaires variés rien de bien différent de d'habitude, le temps et la luminosité s'améliore, je décide donc de retraverser le ruisseau histoire de finir de prendre des clichés avant de repartir pour la dernière fois vers la rivière , il est alors 15h46.

15h47, j'arrive sur l'autre berge, les nuages reviennent il faut donc faire vite et bien, les moustiques ne me lâchent pas, j'arrive sur l'autre rive du ruisseau et commence à prendre des photos, toujours dans le lointain domine le bruit des disqueuses et des masses, le monde circule pourtant comme si de rien n'était, c'était surréaliste, pendant un instant camouflé par le sous-bois, je suis resté là à observer sans faire un bruit , les gens vivre et parler et c'était dingue de se dire que si on ne savait pas qu'il y avait le SARS COV-2 et des mesures de restriction et de distanciation , cette journée ressemblait à n'importe laquelle des journées de promenande en foret de monsieur et madamme tout le monde avant mars 2020 ! pas de distanciation social, ni de masque ici pas de protection pour soit et pour les autres, toutes les personnes que j'ai vu cet après-midi là, sans la moindre exception du petit enfant au grand-parent, Personne ne semblait se soucier du Covid-19, avec mes gants en nitrile, mon gel hydro-alcoolique et mon masque à porté de main j'avais vraiment l'impression de venir d'une autre planète sur le coup, à demi consterné je décide de poursuivre ma prise de photos et vidéos tout en restant discret et invisible puis après quelques minutes décide d'attendre que les dernières personnes s'éloignent pour resortir du sous-bois, en vu de retraverser le ruisseau, il est alors 16h10 !

16h11, j'arrive en bordure de l'Eyre pour faire mes ultimes prises de vues ainsi que voir dans quel état est la berge ( profitant du bas niveau de la rivière ) cela prendra un peu plus de temps que prévu car il y a du monde qui passe de plus en plus dans le bois et personnelement je déteste être dévisagé ou observé lorsque je me penche pour prendre en photo un vestige, ou regardé de travers parce que je suis en train de ramasser un truc par terre... réactions et choses courantes en ces lieux depuis le nombre d'années que je viens dans le secteur en tant que, chasseur, pêcheur, ceuilleur de champignons, promeneur à pied ou à vélo, détectoriste ou pêcheur à l'aimant , je suis donc habitué..... mais rapidement agassé par ce genre de comportement puéril , heureusement qu'il y a aussi des gens bien veillants, curieux ou simplement indifférents, merci à vous toutes et tous pour ce comportement, il est plus constructif que d'invectiver ou juger les gens sans les connaître, simplement par stéréotypage.

16h14, Les gens finissent par passer, certains me disent bonjour, un couple qui promène un chien s'arrête un instant pour observer l'écoulement de la rivière puis repartent pour aller se promener dans les bois, enfin seul j'en profite pour observer le sol à mes pieds, sachant qu'à cet endroit, il y a des rouleau de barbelés allemands qui ressortent par petits fragments à même le sol et justement les dernières inondations ont décapés le sol sur quelques centimètres laissant apparaître des petits boudins roux absoluement partout au sol je décide d'en prendre quelqu'uns en photo et d'en récupérer un ( le mieux conservé de préférence, mais au bout de quelques minutes je me rends compte qu'ils sont tous dans le même état donc je décide de récupérer le premier morceau que j'ai découvert ) puis après quelques minutes d'obervation, je décide descendre sur la berge histoire d'observer ce qui aurait pu ressortir du sable et justement le sable laisse apparaître ça et là des grandes bandes rousses dnas le sable fin et à plusieurs endroits des couronnes de barbelés ressortent du flanc de berge mais rien d'autre ne semble apparaître, je décide donc de remonter, de prendre encore quelques clichés du pont et de la berge avant de finalement décider de repartir tranquilement vers ma voiture, il est alors 16h25.

16h26, je décide de passer à côté du pilier du pont ferroviaire histoire d'observer plus précisément les vestiges de sa destruction en août 1944 par les allemands et de prendre en photo les détails de la ceinture de fer qui cercle les pierres calcaire du pilier on voit particulièrement bien l'endroit qui à lâché suite à la destruction du tablier du pont il y a 76ans.
Une minute plus tard, lorsque je ressort de l'autre côté, le ciel pourtant ensoleillé laisse entrevoir de gros nuages noirs je décide donc d'arrêter là et de repartir vers ma voiture, d'autant que les gens commence à revenir encore ( sérieux je n'ai jamais vu autant de monde dans ces bois que depuis ces deux derniers années et le Covid n'a même pas ralentit l'affluence des gens !!! ).

Il est 16h29 lorsque j'arrive à ma voiture, fatigué ( pas tant par la sortie qui est plus une ballade qu'autre chose mais plus par le fait que je venais de débaucher de l'usine lorsque je me suis dis qu'avant de rentrer j'allais partir me promener un peu ) et dévoré par les moustiques de la tête au pieds, il est tant de rentrer à la maison.

Voici la traditionnelle photo de fin de journée :


Passons aux restaurations:

Bonjour, la restauration de ses objets sera longue et nécessite des conditions climatiques particulières ( la chaleur entre autre ) aussi je vous remercie par avance pour votre enthousiasme et votre patience, à bientôt pour les explications et les objets préservés.

Voici trois morceaux de barbelés allemands de la Seconde Guerre Mondiale, tout comme mes précédents fragments, je les aients passés au Rustol pour stopper la corrosion, puis les aient coulés dans la résine pour être sûr que les fragments ne se désintègrent pas .

 

La suite sera ici 

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