Petite promenade à Lamothe partie 9

Bonjour à toutes et à tous et oui déjà un nouvel article sur ce secteur du bois de Lamothe, un article qui arrive rapidement après le précédent mais qui sera néanmoins intéressant je vous le garantie, je n'ai pas ramené plus de chose que la dernière fois de ces lieux mais en revanche j'y ai découvert beaucoup d'éléments sur la période du second conflit, bonne visite et bon retour 74 années en arrière sur ces lieux ou d'après l'histoire officielle il ne s'est presque rien passé, heureusement, les objets toujours présents sur ces lieux nous raconte l'exact inverse !


Il n'est jamais trop tard pour raconter l'Histoire mais en revanche il ce peut que je sois arrivé juste à temps pour retrouver et préserver les derniers objets témoins des événements et de ce drame planétaire que fut la seconde guerre mondiale !


Merci pour votre visite ainsi que pour vos échanges  sur chacun de mes article, voici à présent le récit de cette petite après midi de prospection, à l'oeil nu une fois encore.


Voie ferrée de Lamothe, 17 septembre 2018, 2h06 de prospection à l'oeil nu pour deux objets ramenés:


Il est 14h35 lorsque je commence à me promener dans le secteur du bois de Lamothe, il fait alors 32°c sans une lame de vent, avant de commencer ma prospection dans le sous-bois, je fais une halte au bord de l'Eyre quelques instants histoire de l'observer, puis je repars vers le sous-bois.

Juste au moment de passer sous le pont ferroviaire je découvre un ancien rivet d'une plaque du flanc de l'ancien pont en fer riveté il est alors 14h39.
 


Puis j'attaque enfin la prospection dans le sous bois,  et ne tarde pas à retomber encore et toujours sur des quantités de fragments d'isolateurs en verre et en céramique des PPT et de la SNCF des années 1900 à 1980 ce qui prouve que le bois à servit de dépotoir pour les services d'entretiens de la ligne ferroviaire autant que la zone à subi des dégâts suite à une attaque de la résistance locale et enfin suite à l'explosion d'un convoi de munitions allemand en ces lieux durant la guerre.

Les minutes s'égrainent invariablement et les déchets de la SCNF s'accumulent, je décide de retourner au niveau de la zone des voies de stockages désaffectées ou j'avais découvert une douille de 7.92 mauser et un fragment de charbon de chaudière à vapeur le 06 août dernier, dans l'espoir de faire de nouvelles découvertes et justement à 15h09 alors que je monte la pente vers la voie de stockage, je découvre une petit plaque tordue avec des inscriptions matricées dessus, ce sera le second et dernier objets que je ramènerais de cette après-midi .
 

Par la suite j'explore la zone de la voie ferrée, et découvre 7min plus tard l'un des anciens tampons de fin de voie à demi recouvert par la végétation luxuriante du sous bois le tampon est toujours en place son poteau en bois, vous pouvez le voir ci-dessous, ainsi que divers autres vues des ex-voies.


16h, je décide de redescendre dans le sous bois pour continuer à examiner le terrain et ne tarde pas à trouver une dépression dans le sol qui est totalement recouvert de feuillage et de tâches de rouilles ce qui indique qu'il y a beaucoup de métal dans le secteur et dans le sol ! ce sera à prospecter au détecteur de métaux une prochaine fois.
Après 1/4 d'heure à fureter ça et là, je décide de repartir vers le ruisseau ainsi que la rivière histoire de sonder visuellement le fond du ruisseau et la berge .

16h19 j'arrive au bord du ruisseau dans la zone ou je pense avoir trouver des corps d'obus de fort calibre je prends donc une nouvelle photo du corps le plus visible à l'oeil nu ce jour là.
 
Puis je continu à remonter le ruisseau, cinq petites minutes plus tard j'arrive dans la zone ou j'avais découvert un fut de 200L allemand gisant dans le ruisseau, sur son flanc mais un peu avant d'y arriver mon regard est attiré par une espèce de galette qui effleure la surface de l'eau, créant un léger remous je décide donc de m'approcher prudemment, dans un mélange d'inquiétude et d'exaltation car j'avais peur de savoir ce que c'était!

Un crainte qui se vérifiera quelques secondes plus tard, à 16h23 j'identifie de manière formelle ce que je craignais, cette galette est un corps de mine antichar allemande type Tellermine 35 visiblement en acier avec un bouchon de transport ( peut-être une Tellermine Übung mais dans ce genre de cas le doute n'est pas permit car il est souvent funeste!) je décide de la prendre en photo et alors que je m'exécutais, je cru en voir une seconde en zoomant du coup j'ai décidé de faire le tour du ruisseau pour m'approcher par l'autre rive histoire d'avoir un meilleur angle d'observation et d'en être plus proche.

7min plus tard j'arrive sur l'endroit et commence à observer, pas de doute c'est un nouveau corps de mine en eau un peu plus profonde ( donc non identifiable formellement ) puis quelques instant plus tard, stupeur ! je découvre potentiellement  une troisième mine, elle semble plus petite de diamètre, et assez sombre donc soit c'est un petit rondin de bois pourri soit c'est une Tellermine 42 , je décide de la prendre également en photo puis de repartir vers l'Eyre.
 

16h35, j'arrive sur la petite plage très fréquenté l'été par les touristes qui font du canoë sur la rivière, mais il y a personne ce jour là donc je décide d'y aller pour examiner la berge plus en détail et découvre ce que je soupçonnais déjà dès le mois de mai 2017 toute la bordure de l'Eyre est truffée de barbelés allemands !!!! j'en ai découvert sur ce lieu bons nombres de fragments depuis 1 an ! puis j'ai également scruté la rivière et pris une photo de cette dernière


Il est 16h41 ! je décide de prendre la route du retour.

Voici la traditionnelle photo de famille des objets ramenés.


Passons aux restaurations à présent !

 

 
1- Gros rivet en fer Ø ...mm x ...mm intact il a dût être éjecté de son logement lors de l'explosion des voies ou lors du débitage du support sur lequel il était.
 
2- Petite plaque en cliquant de laiton de Lg75mm x H30mm visiblement une petite plaquette qui était soudée sur un support à l'étain, cette plaque est très intéressante car on peu la dater comme étant d'entre 1853 et 1937 période durant laquelle la ligne sera exploité par la société des chemins de fer du Midi, en effet voici ce qui est inscrit sur cette petite plaque :
 
Chemins de fer du MIDI
Voie S/ Section de
Montbazin Gigean
( cette ligne du Sud de la France fut également exploitée par la compagnie Midimais quant à savoir sur quel équipement c'était collé et pourquoi un vestige d'équipement d'une voie du Sud de la France, se trouve ici dans le Sud Ouest ça c'est encore autre chose et ce sera et restera surement une énigme !  )
 

La suite sera ici 

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