Le Cap Ferret entre 1942 et août 1944


 


Introduction :
 
... Il était une fois, l'histoire telle que vous la compte les livres officiels et les manuels "d'histoire" ainsi que la majorité des films et documentaires, si tant est qu'il y en ai un sur la région et traitant de cette période, inutile de préciser que malheureusement, qui dit histoire officielle, dit histoire affabulée ou modifiée pour qu'elle soit plus déontologiquement correcte mais du coup elle ne dit plus forcement la vérité et devient donc une fable, donc Une histoire mais pas l'Histoire avec un grand H, le but de mon article ( tout comme celui de mes chroniques sur ce blog ) est de vous raconter l'Histoire telle qu'elle fut vécue, ou écrite par les hommes et les femmes ayant contribué à l'écrire par leurs actes et paroles ainsi que grâce et avant tout aux preuves archéologiques et historiques glanées ça et là par moi même, la quasi totalité du temps sur les lieux même des faits que je vais relater ici même.

A en croire la légende urbaine et les manuels scolaires, la Seconde Guerre Mondiale en France entre 1939 et 1942 ne s'est passée que dans le Nord et l'Est de l'hexagone, les autres régions étant des zones calmes contrôlaient par l'occupant, en 1943 la ligne de démarcation fut franchie et finalement il n'y eu plus aucune zone libre jusqu'en été 1944, vue que cette année là il y eu deux débarquements alliées , un en Normandie ( le 06 juin 1944, dans le Nord donc ) et l'autre en Provence ( le 15 août 1944, dans le Sud ) qu'il y eu des combats féroces et désespérés dans ses régions ce qui est vrai mais qui n'est qu'une vision parcellaire, binaire de la réalité, en effet, à en croire les manuels et livres d'histoire, à cette période dans le Sud Ouest les gens vivaient en toute quiétude, et n'ont rien fait ( limite la fleur au dent et les filles volages avec le jeune soldat allemand, les denrées à profusion et une économie proche de l'avant guerre, bennnnnnnn voyonnnnnnnnns !!!! ) ou n'ayant rien subit de très marquant, ce qui est aussi faux que la légende selon laquelle en 1940 nos soldats ont fuit devant les allemands et que tout nos officiers ont détallés plus vites que les panzers divisions n'avançaient vers eux,  l'histoire est cruellement sélective et bien souvent réécrite ou amputés de certains éléments car certaines choses déranges trop pour être dites ou admises !
et également dans bien des cas par volonté d'oublier ou d'auto censure sur cette période sombre de l'histoire ! 

L'histoire du Bassin d'Arcachon (car c'est exclusivement de cette période que nous allons parler dans cet article) pendant la période 39/45 reflète se sentiment d'effacement ou de dégradation volontaire de l'histoire, puisse que hormis ces vieux blocs de bétons tagués, sur le littoral qui menacent de disparaître sous les eaux et donc également des mémoires ainsi que les rares, trop rares témoignages des principaux acteurs des faits qui se sont passés durant cette période, rien ou presque ne subsiste de l'histoire de cette période bien moins idyllique que ce qui est raconté par la tradition orale et les trop rares "bouquins" sur le Bassin d'Arcachon qui expédient généralement l'histoire de cette période en une ligne ou deux vites faites mal faites , ( si on l'on écoute cette tradition orale, elle nous dit que l'occupation du Bassin d'Arcachon s'est passée sans faits marquants, sans combats et s'arrête en août 44 pour le Bassin d'Arcachon avec le retrait des troupes du secteur, vous pourrez lire plus bas qu'il n'en fut rien ! des gens se sont battus, d'autres sont morts sur ce secteur, victime des obus et des balles allemandes, des avions se sont mêmes écrasés ou posés en catastrophe, sur la fin, sur le front du Médoc il y eu de nombreux et lourds bombardements également ainsi que des combats d'une violence atteignant le paroxysme )  les ouïe dire ( commérages sans fondements ou sur un fond réel mais tellement de versions différentes d'un même événement qu'au final tout est faussé ou totalement inventé et surtout invérifiable), les musées ( je pense notamment à l'histoire des deux P51 Mustangs du Cap Ferret... mes hommages au Musée de l'air et de l'espace du Bourget ! pour leur excellent travail de restauration et de recherche sur l'une des deux épaves de Mustang qu'ils ont sortit des dunes puis exposée pendant 15ans au musée , dehors, à l'air libre!! sarcasmes puissance 1 000 000 000  ) ou sur les rares sujets lancés sur le web francophone (lol oui! oui! je ne rigole pas ça existe ^^ et parfois c'est instructif..............parfois seulement car 90% de ces sujets renvoient vers des ouïe dire ou des choses invérifiables car aucunes sources cités ou pire encore des noms de lieux ou des dates affabulées ou déformées) !

Tous ce qui va vous être raconté dans cette article, est tiré de faits réelles, vérifiés par recherches dans les journaux d'époques, les témoignages, les archives privés ou publiques, rapports et cartes militaires d'époque ainsi que par de nombreuses recherches personnelles sur le terrain même des événements (ex: visites, prises de photos et vidéos, répertorier les édifices, détection sur les ponts routier et ferroviaire de Lamothe et les fortifications du Cap Ferret ou encore inspection du point d'appui de la Hume et recoupement de ses informations avec les archives, photos, et rapports d'époques), après 71ans d'oublie (et plus pour celles et ceux qui liront cet article bien après sa parution) , il est temps que l'Histoire (ou tout du moins celle que j'ai pu vérifier et/ou confirmer) puisse ressusciter et se faire entendre pour faire taire une bonne fois pour toute l'histoire officielle qui n'est qu'un tissu d'affabulation ou simplement inexistante car effacée et également faire taire ou au contraire rendre justice à certaines rumeurs et témoignages de l'époque des faits relatés!

L'oublie de son passé est la pire des choses que l'on puisse s'infliger ! car renier le passé conduit inévitablement à reproduire les mêmes erreurs dans le futur ( proche ou lointain ). Voir et comprendre le passé ( quelque soit ce passé ) fait grandir et aide également à s'assumer car gardez bien à l'esprit que l'histoire n'est pas une image en noir & blanc ou un vieil objet rouillé; quelque chose de figé! au contraire c'est notre histoire personnelle !
Ce sont des gens bien vivants qui en leur temps, l'ont écrite et vécue, des gens qui ont été vos ancêtres; ou les miens !
Voici donc leur histoire; notre histoire, à toutes et à tous !

Cette article traitera exclusivement des positions du mur de l'Atlantique dans le secteur du Bassin d'Arcachon et plus particulièrement de celles du Cap Ferret et d'une partie du sud Bassin ( la Hume, Audenge, le Teich, Lamothe ) agrémenté de repères chronologiques sur les zones limitrophes ( Bordeaux Médoc etc! ) ce que vous allez lire n'est ni du négationnisme de la version officielle, ni du révisionnisme de l'histoire mais simplement la réhabilitation de l'Histoire d'une localité dans la Grande Histoire, celle de l'humanité dans une période ou elle ne s'est que trop de fois parjurée, torturée et pour le pire, assassinée.
 
Cet article est donc une synthèse de ma série d'articles consacrés à la détection au Cap Ferret et Lamothe agrémenté par quelques informations annexes sur l'histoire locale durant la période de l'occupation allemande certains d'éléments présents dans chaque paragraphes. Peuvent se répéter dans le suivant car certaines informations sont complémentaires du sujet traité dans se paragraphe là, ne soyez donc pas étonné d'avoir déjà lui certaines lignes plus haut.


La genèse du mur de l'Atlantique:

Avant d'entrer dans le vif du sujet voici un petit rappel du contexte historique et de la création des fortifications allemandes.
Le 17 juin 1940, le général Pétain annonce à la radio l'arrêt des hostilités et signe le 22 juin la capitulation inconditionnelle de la France dans le même wagon qui avait accueilli les signataires allemands le 11 novembre 1918, les allemands arrivèrent à Paris le même jour, le lendemain Hitler visitera la capitale, le 25 juin les allemands arrivèrent à la mairie d'Arcachon, 2jrs plus tard se sera au tour de Bordeaux de voir arriver les allemands et il en sera ainsi jusqu'au 27 août 1944, jour de la déroute des troupes du 3ème Reich dans ce secteur !
Dés 1940 les allemands commencèrent à fortifier les plages du Pas de Calais et du Cotentin par crainte d'un débarquement britannique, mais se sera véritablement en 1943 (avec les premières difficultés et grandes défaites des forces de l'axe) que verra le jour un projet pharaonique; bétonner les côtes allants de la Norvège (Trondheim) à la frontière espagnole, le concept du mur de l'Atlantique venait de prendre sa forme finale. La direction des opérations d'édification du mur fut confié à l'ingénieur Fritz Todt qui fondera dés 1940 une organisation tentaculaire de réquisition massive de matériaux, matériels et ouvriers (enrôlés de gré ou de force) nécessaires pour les chantiers, la tristement célèbre Organisation Todt !

Petites anecdotes:

-Fritz Todt ne vit jamais l'achèvement de son "oeuvre", en effet le 8 février 1942 alors qu'il venait de quitter une réunion avec Hitler à la Wolfsschanze (QG d'Hitler en Prusse-orientale) son Junkers JU 52 explose en vol et s'écrase au sol, il n'y eu aucun survivant, son successeur sera Albert Speer.

- Au 6 juin 1944 le mur de l'Atlantique bien que redoutable est toujours en construction dans certains secteurs malgré l'emploie de 15 000 entreprises françaises, sociétés du BTP et des cimenteries, les plus connues sont par exemple Sainrapt et Brice , Thireau-Morel, Société Française des travaux routiers, Campenon Bernard Construction, les cimenteries Lafarge...etc....etc, toutes sous-traitantes de deux cents grandes entreprises allemandes, la majorité de ses entreprises qui ont collaborés ne furent condamnés après guerre qu'a payer les impôts et taxes sur les bénéfices.

Entrons à présent dans le coeur du sujet!

I) L'occupant arrive sur le Bassin d'Arcachon :
 
25 juin 1940, les troupes mécanisées allemandes arrivent à la mairie d'Arcachon et commence à s'installer dans le secteur, leur objectif premier, le contrôle des administrations (création des Kommandanturs en lieu et place des mairies ou annexes des villes) puis par la suite l'installation des troupes dans les villes, chez l'habitant ou dans les bâtiments publiques comme par exemple au Teich ou la garnison cantonnera toute la durée du conflit dans la salle des fêtes ou encore dans la commune de Arès ou les troupes stationnerons sur un terrain prés de l'actuel hôpital, pour ce qui est de la population elle est majoritairement contre l'occupant en effet difficile d'avoir de la sympathie pour des gens qui s'installent chez vous, au son des bottes à clous , vous vol vos biens, votre argent et surtout vos vivres et vos vêtements pour pouvoir subvenir aux besoins des troupes.
Pour les troupes allemandes, le Bassin d'Arcachon est un pays de cocagne, en revanche pour les natifs prient en otage par les occupants la pays deviendra une prison, un lieu de privation un lieu ou il y aura un couvre feu entre 23h30 et 05h00, tout y est rationné lourdement y compris l'électricité, les véhicules ne roulent plus, le carburant et les garages automobiles sont réquisitionnés, chacun se méfie du voisin qui pourrait le dénoncer aux allemands pour quelques victuailles ou billets et ça aura duré ainsi pendant 4 longues années, durant la guerre un certain Pierre Goupil (un français au service de la Gestapo locale) sèmera la terreur à Arcachon en y faisant procéder à de nombreuses et inqualifiables arrestations ( l fera arrêter une centaine de personnes à Arcachon le 20 juin 44 et la semaine suivante il y aura une nouvelle vague d'arrestation, il sera arrêté et jugé le 30 août 1944).

Dés l'année 1940, les allemands construisent des camps retranchés et des semblants de casemates pour mitrailleuses aux points stratégiques de la région pour en contrôler les accès et s'assurer une défense efficace dans l'éventualité (peu probable) d'un débarquement allié sur les côtés de la Gironde ou des Landes, cette crainte se renforcera 2 ans plus tard (19 août 1942) avec la tentative de débarquement des anglo-canadiens à Dieppe cette opération fut un échec cuisant et elle fut extrêmement couteuse en vie humaine dés lors, les troupes d'occupation seront soumises à un quotidien relativement monotone, garde permanente sur le front de mer, surveillance et contrôle systématique des habitants, de leurs papiers et titres de circulations ( les fameux ausweis !) toutes les zones sensibles sont déclarées zones interdites et verrouillés par l'occupant qui s'installe et fortifie les zones de la côte, les premiers bunkers font leurs apparitions la Festung Arcachon s'étire donc de Lacanau, à Biscarosse chaque département étant divisé en secteur militaire et chaque secteur en positions défensives codées Ar (pour le cas du Bassin d'Arcachon), par exemple les positions du Cap Ferret qui vont du Grand Crohot, à Bélisaire, sont codées d'Ar 29 à Ar 36, les positions allants d'Arcachon, au Pyla sont codées d'Ar 41 à Ar 48, il y a également une seconde ligne de défense qui suit le canal des Landes, elle passe par la Hume et s'arrête au lac de Cazaux ou la Base aérienne 120 (base occupée alors par les allemands et qui existe actuellement depuis 1915) prend le relai pour protéger la base d'hydraviation (ancienne base Latécoère qui est actuellement un musée dédié à l'hydraviation) de Sanguinet/Biscarosse, ces positions sont codées d'Ar 234 à 241 ponctués pas divers points d'appui en rondins avec mitrailleuses et mortiers légers. Les entrainements (notamment au Truc Vert sur l'arrière du cordon dunaire, proche de la piste allemande, devenue l'actuelle route du Cap Ferret et qui pendant la période à servi visiblement de lieu de manoeuvre car ayant retrouvé pas mal d'étuis de 7.92 mauser provenant de tir de fusils 98K et Vz24 et d'armes automatiques de type MG34, dont une douille formellement identifiée comme étant une munition d'entrainement à ogive en bois) et simulations d'attaques ou d'invasions des troupes allemandes deviendrons également le quotidien des troupes bien qu'ils jouissent d'une certaine liberté (la discipline étant moins stricte que sur un front exposé! tout du moins au début car les choses vont rapidement et radicalement changer cette année 1943) lorsqu'il ne sont pas de garde ou en manoeuvre.

Fin 1942, début 1943, l'Axe essuie d'importantes défaites en Afrique du nord et en Russie les unités sont de plus en plus hétéroclites, mal équipés les meilleurs armements et équipements sont envoyés au front de l'Est mais avec les bombardements alliés devenus courants sur les villes et industries allemandes, l'économie et bientôt l'effort de guerre du 3ème Reich est à bout de souffle, les meilleurs armements (bien que la qualité ai sérieusement baissée) sont donc sur le front et les armements obsolètes, lents et désuets mais récupérés en très grands nombres lors de l'invasion de la Belgique, de la France, de la Tchéquo-slovaquie, ou de la Pologne etc....  ces armements seront donc affectés à la défense du mur de l'Atlantique, ainsi  les côtes normandes face à l'Angleterre sont extrêmement bien défendue, à contrario dans notre secteur du Bassin d'Arcachon (ou l'état major allemand avait estimé le risque d'invasion peu probable) le mur est composé de batteries côtières avec des canons de récupération belge, français, tchèque agrémentés par des pièces de flak 28, 30, 38, 38 Vierling et 18, 36 et 43, d'origines allemandes, les petits équipements également (pansements, systèmes d'éclairages de chauffages, la nourriture, munitions et armements collectifs) sont le résultat des pillages locaux ou dans les régions envahis par les troupes allemandes, ainsi comme par exemple aux batteries côtières du Cap Ferret (code Ar33) on y trouve des canons de 10.5cm K 331 (f) de prises français ( ancien 105mm mle 1913 L Schneider à Tir Rapide ) transformés en batteries côtières sous casemates ( 4 bunkers H671 pour être exact ), des mitrailleuses Mg 34 allemandes mais également des Brno tchéquo-slovaques de type zb 26 et zb 37 ou encore des Hotchkiss 1914 françaises, des canons de casemate de 47mm Skoda (dans l'un des rares bunkers de type H506d construits sur le mûr de l'Atlantique et nous en avons au moins deux sur le Bassin, un sur la position Ar 234 la Hume et l'autre sur la position Ar 34 de la pointe du Cap Ferret), des canons de campagne dans des bunkers (de type H612) servent à la défense de la route militaire du Cap Ferret, des 75mm de prise sur l'armée belge et français principalement.
 
Quant aux équipements collectifs des troupes stationnés sur les lieux ce n'était guère mieux, des fusils vz 24 de prise tchéquo-slovaque, des Mauser 98K standard de l'armée allemande, des mousquetons 1892 M16 français, quant aux lots de munitions elles arrivaient de toute l'Europe occupée ou alliée des nazis, des munitions d'arsenaux allemands, tchèquo-slovaques ( lots de munitions de prise et aussi des lots de munitions fabriqués sous contrôle allemand ), français ( de prise principalement ) et plus inattendu grec du contrat passé par l'usine EEK d'Athènes avec l'Espagne républicaine entre 1937 et 1938 qui combattait alors Franco entre 1936 et 1939, à la fin de la Guerre d'Espagne, certains lots de ses munitions furent capturés par les nationalistes et furent utilisées par l'armée phalangiste, une certaine partie de ses lots de munitions furent alloués à la célèbre Légion Condor composé de volontaires allemands (de la futur luftwaffe, donc des pilotes mais aussi des artilleurs il y eu aussi des unités terrestres, principalement des tanks qui formeront les futurs panzers divisions et enfin des unités navals qui formeront les cadres de la futur kreigsmarine) sous les couleurs franquistes, certaines de ses munitions ce retrouvèrent donc au Cap Ferret, la Luftwaffe était stationnée à la base aérienne 120 de Cazaux et certaines troupes de la Kreigsmarine étaient détachées à la défense côtière notamment au Cap Ferret au niveau de la plage de l'Horizon (code Ar31) ou il y avait un impressionnant centre radar avec un système Würzburg et deux radars mobiles du système Freya ( il est probable que certains ex-membres de la Légion Condor faisaient partie de certaines escadrilles de chasse, de bombardement ou de reconnaissances de la luftwaffe ou bien des troupes de la kreigsmarine surveillants ou faisant fonctionner les radars de la pointe, en poste sur le secteur), ce radar de la marine était défendu par des projecteurs lourds de 60cm sous casemate ainsi que des plateformes de tir pour canons de calibre 2cm et 3.7cm Flak, je n'ai pas encore de données précises sur les armes de poings ou leurs munitions, car n'ayant à ce jour trouvé encore aucun étui ou munition de ce type d'arme ( toutes les informations que je décris ici furent confirmées par les découvertes d'étuis de 7.92 mauser allemande, tchèque et slovaques et d'ogives de 8X50R Lebel sur le secteur ainsi que des étuis de 7.92 mauser grecs, une fusée de projectile de mortier Bandt 81mm  ou de 75mm de campagne français de prise, de nombreuses fusées d'obus allemands, des étuis de flak 2cm, des fragments d'obus de 75mm de Campagne mle 1897 français et de 7.5cm Fk 16 Na allemands sur divers positions de Lège-Cap Ferret).

II) La vie quotidienne des troupes sur le secteur:

Dés le début, les troupes d'occupation dans le secteurs créèrent des fortifications aux noeuds stratégiques (ponts, voies de chemins de fer, administrations, carrefours routiers bases et aérodromes), il existe quelques photos et témoignages de cette période d'occupation sur le Bassin d'Arcachon mais ces témoignages uniques de la période sont rarement parvenu jusqu'à nous, malgré tout certaines images et faits ont transpirés jusque sur le web. Nous y apprenons donc que les allemands vivaient l'occupation de la région comme un moment unique de détente et de prendre du bon temps loin du front et des combats avec la promesse de lieux sûr, pourquoi s'en faire la France était à terre, l'Angleterre à genou, la bataille pour l'invasion du continent allait rapidement prendre fin et tout les pays satellites (Autriche, Tchécoslovaquie, Belgique, Pologne, Pologne, Hollande, Norvège, etc) sont sous domination allemande, l'aviation et les forces des alliés sont bien inférieurs à celle de l'Allemagne alors pourquoi s'en faire ?!... par précaution malgré tout les troupes ne vivent pas non plus oisives sur les côtes du Sud Ouest, la discipline militaire régit leur vie au quotidien, au menu exercice physique, manœuvres d'invasion et débarquement, exercices de tir aux armes collectives, mitrailleuses, flak et canons de défense.
Jusqu'en 1941/42 les points d'appuis aux nœuds stratégiques ne sont que des petits points en rondins et sacs de sables, la Luftwaffe étant installée à Cazaux, Mérignac et à la base d'hydraviation Latécoère de Biscarosse aucun avion allié ne passera... ils avaient tors ! 1942 est l'année du tournant pour les forces de l'Axe, en effet la bataille d'Angleterre s'est achevée par une défaite allemande, dans l'Atlantique les convois continuent de passer malgré les U-booten, les USA sont en guerre contre l'Allemagne et ses alliés depuis le 11 décembre 1941, en 1941 la résistance française, d'abord désorganisée, reçoit des parachutages d'armes et munitions une organisation structurée aux ordres de Londres s'organise, l'Armée Secrète prend forme et ne cessera les opérations de destruction de voies ferrés, d'entrepôts, de lignes téléphoniques, d'exécution d'officiers et de collaborateurs, du régime de Vichy et aussi des opérations d'espionnage au profit des Alliés, le 28 mars 1942 un raid de commandos britannique détruis la porte de l'écluse de la cale sèche du port de Saint Nazaire, le 11 juin 1942 les allemands sont mit en déroute à Bir Hakeim puis à El Alamein le 3 novembre de la même année, 19 août 1942 avec le débarquement en force des troupes canadiennes à Dieppe ce sera le coup de semonce ! Pour les allemands il est à présent évident qu'il faut fortifier les côtes, 4jrs avant le débarquement de Dieppe, une réunion se tenait à Berlin entre l'Organisation Todt et l'OKW (OberKommando der Wermacht, l'organe de commandement suprême des forces armées allemandes) sur les possibilités de construire un mur de béton et de casemates défensives, les événements de Dieppe vont précipiter l'adoption de cette idée de mûr (des positions défensives en bétons furent érigés sur les côtes après le 23 mars 1942, suite à la directive n°40 voulu par Hitler, une directive qui ordonne une série de mesures visant à renforcer les côtes des pays occupés ou annexés y compris leurs ports) le concept de Mur de l'Atlantique venait de naître ! Mais ce n'est véritablement qu'à partir de décembre 1943 et l'inspection des positions par le Generalfeldmarshall Erwin Rommel que le mur va prendre toute sa dimension en effet le 31 décembre il adresse un rapport à Hitler disant en substance ceci, toutes les mesures défensives sont insuffisantes et les points fortifiés sont trop vulnérables aux attaques terrestres, les batteries côtières ne sont pas sous casemates en béton mais à l'air libre trop vulnérables aux pilonnages et aux attaques aériennes (l'Allemagne à cette date ayant perdu la maîtrise du ciel), il n'y a pas assez de Flak, pas assez de tranchées d'accès, il faut totalement repenser les schémas de défense, les travaux vont alors redoubler d'intensité, on créer de nouveaux camps de travail du RAD ( le Reich Arbeit Deinst service du travail du Reich ) et de l'organisation Todt, les soldats stationnés sur les premiers bunkers du mur de l'Atlantique en cour de modification ou de transfert vers de nouveaux modèles se verront donc affectés à des missions de surveillance des camps de travail ainsi que des quarts de garde sur la côte, leur routine d'alors est toujours le même mais les exercices de tir, de manipulations et d'entretiens d'armes ainsi que d'entretiens des installations de manœuvre d'attaque/défense et simulations de débarquements s'intensifient lourdement en effet la menace d'un débarquement allié se précise plusieurs secteurs sont particulièrement retenue comme possible lieux de débarquement, principalement grâce à l'intox de faux messages alliés , pour les côtes françaises seront retenu le Pas de Calais et le Nord des Landes de ce fait il n'est pas étonnant de retrouver des pièces d'artillerie lourde et des secteurs lourdement fortifiés sur ces zones, il en sera donc de même pour le secteur du nord des Landes jusqu'au passes du Bassin d'Arcachon et les embouchures des fleuves et estuaires de la région comme par exemple l'estuaire de la Gironde qui sera fortifié lourdement au niveau de la Pointe de Grave dans le Médoc et de Royan et la Coubre en Charente Maritime, pour notre secteur du Bassin d'Arcachon les principales batteries lourdes seront au niveau de la pointe du Cap Ferret ( l'Ar 33 ) et en face les fortifications de La Teste de Buch et du Pyla ( codés Ar 36 à 51 ) mais ces bunkers remplient d'armes lourdes ou dérisoires et de milliers d'hommes de troupe ne serviront jamais ! Les débarquements alliés auront lieux en été 1944 mais en Normandie et en Provence loin très loin de notre Bassin d'Arcachon, ces défenses ne serviront qu'à tirer quelques cartouches et obus sur les avions alliés qui passaient alors régulièrement au dessus de la côte pour aller bombarder ou mitrailler les bases de Biscarosse, Cazaux, Mérignac et les installations portuaires de Bordeaux Bacalan plusieurs raids auront lieux entre 1943 et 1944 dans ces secteurs, les choses tournent mal pour l'Allemagne, ordre est alors donné aux troupes de défenses du mur du secteur Arcachon d'évacuer la zone pour rejoindre Bordeaux et monter au front de Normandie renforcer les troupes à bout de force face aux terribles coups de boutoirs des alliées, mi-août 1944 on commence à faire sauter les dépôts de munitions d'armes lourdes impossibles à démonter et transporter sans risque d'attaques aériennes ou de sabotages de la résistance, le 20 août on fait sauter les canons et les munitions dans chaque positions défensives du Cap Ferret , les S-booten de la Kriegsmarine évacuent le Bassin d'Arcachon après avoir coulé toutes les bouées de balisage des chenaux du Bassin et des passes, le lendemain matin, l'infanterie et l'artillerie quitte le Cap Ferret pour se diriger vers la gare ferroviaire de Biganos en partance pour Bordeaux les beaux jours pour l'occupant sont définitivement finis l'espoir et la paix reviennent alors sur le Bassin d'Arcachon, nous somme le 25 août 1944, les allemands fuient vers Bordeaux.

III) Construction des fortifications du mur de l'Atlantique dans le secteur du Bassin d'Arcachon, zone du Cap Ferret:

 
III A] La genèse des fortifications sur le Bassin:

-Considéré depuis des siècles comme verrou stratégique, l'embouchure du Bassin d'Arcachon fut de tout temps fortifié, tant tôt des fortifications en bois sur une banc de sable au niveau des passes ( le fort Cantin de 1754 sensé protéger des incursions anglaises durant la Guerre de Sept ans, il se trouvait alors sur un banc de sable en face du Moulleau, curieusement sur la carte de Cassini ce dernier est identifié sur la terre ferme, ce qui semble être une erreur de cartographie, ce fort sera refait en maçonnerie en 1779, en 1783 le fort est désarmé, en 1806 le fort totalement abandonné est totalement submergé ! )

Puis un nouveau fort est construit, cette fois-ci sur la côte il sera composé d'une batterie de 6 canons de 24 et d'un mortier monté sur affût de côte, en 1792 ce fortin militaire, construit en bois de pin local la batterie de La Roquette, se situait à l'embouchure de la passe Sud dans le secteur actuel du Pilat, en 1793 la convention déclare la guerre à l'Angleterre les hommes du fortin sont en alertes et 5 vigies sont placé , une à la Pointe du Sud, une à l'île aux Oiseaux, une à la Pointe de Bernet, une à la Pointe de l'Aiguillon et enfin une à la Roquette et en mai, le fortin ouvrit le feu sur des corsaires qui croisaient alors au large dans l'espoir de trouver un passage, sans succès. En 1796 le fortin est totalement délabré, la plate forme de tir est totalement hors service, de ce fait, l'année qui suit est marqué par de nombreux raids britanniques sur nos côtes et sur nos navires, les défenseurs combattrons malgré tout avec acharnement ! Un acharnement qui sera payant, 1 an plus tard il n'y aura plus le moindre navire anglais à l'embouchure du Bassin, la sécurité est revenue, l'année suivante la force de l'océan fini par mettre sérieusement à mal les pilotis du fortin le 8 janvier 1802, décision est prise de détruire La Roquette et de revendre ces matériaux, mais suite aux campagnes napoléoniennes, les navires de la Royal Navy se représentent dés 1803 face à nos côtes et les autorités furent obligés de remettre en état La Roquette, en janvier 1807, les anglais ont fait une descente au "Pyla" ( appellation moderne de la station balnéaire du Pyla sur Mer à l'époque elle se nommait la Grande passe du Pilat ou la passe du Sud ) et ravagent la côte, la garde nationale dirigé par le maire de La Teste de Buch arrive sur place tambour battant, mais il est trop tard, les anglais repartent sur leurs navires après avoir pillé la batterie, neutralisés 4 grosses pièces d'artillerie par cloutage de la lumière de mise à feu et incendier le corps de garde et la réserve à poudre, la batterie n'est plus que décombres, braises ardentes et une poignets de canons partiellement ensablés ayants glissés de la plate forme de tir, sur la plage en contre bas.
 
Par suite de se désastre 4 batteries côtières furent construites pour se défendre, une au Cap Ferret, une au Moulleau, une à Bernet et une au Pyla, de plus la décision sera prise que 20 gardes nationaux resteraient à La Roquette qui fut déblayé de ses décombres et des petits cantonnement rudimentaires y furent construit et 3 ou 4 canons sur affûts mobiles y stationnent, la batterie sera à nouveau réparée en 1814 et réarmée de 6 canons, le 2 août La Roquette sera à nouveau incendiée par des réfractaires suite à cela un nouveau fortin sera construit 1km plus au Nord, la Batterie du Sud, en 1815 La Roquette bien que totalement délabrée possède encore 12 canons de siège et 2 mortiers en bronze un caporal et quatre hommes y demeurent dans des baraques aux planches vermoulues, l'année suivante le fort est abandonné totalement et les canons laissés sur place sont totalement ensablés. Le fortin de La Roquette ne fut définitivement supprimé qu'en juin 1854, en même temps que celui du Cap Ferret.
 
III B] L'apogée des fortifications du Bassin, la période d'occupation allemande :


Nous sommes en mars 1942, cela fait alors déjà 2ans que la France est sous occupation allemande et sur le Bassin d'Arcachon, comme partout sur les côtes allant de la Norvège au Pays Basque, ordre est donné de renforcer les fortifications côtières dans l'éventualité d'un débarquement allié (des points d'appui et des fortifications sommaires existaient déjà depuis 1940 sur le secteur mais elles étaient dérisoires, nids de mitrailleuses en rondins ou sacs de sable, canon antichar 3.7cm PAK36 et sentinelles armées de fusils Mauser) , des fortifications en béton sortent du sable un peu partout sur la côte pour ce qui est des fortifications du Cap Ferret, ces bunkers sont en partie toujours visible sur les dunes et les plages, dans un premier temps des plate-formes de tir ouvertes sont disposés sur les différents points défensifs du futur Mur de l'Atlantique (tel que les ouvrages de type VF66 ) mais seront rapidement désaffectés et réutilisés en tant que soutes à munitions pour les casemates abris pour canon érigé par la suite en 1943 suite au rapport du 31 décembre 1943 de Erwin Rommel alors nommé par Hitler inspecteur des fortifications suite à cela le mur de l'Atlantique en deviendra vraiment un Rommel prévoyait alors de faire poser des mines sur la plage, sur l'arrière des positions défensives ainsi qu'une séries d'obstacles de plages tous plus dangereux les uns que les autres ( poteaux en bois coiffés de mines antichars, hérissons tchèques, portes belges, tétraèdres en béton...tec ) ainsi début 1944 le littorale ressemblait à ça, un enchevêtrement d'obstacles et d'engins explosifs il y eu même des lances flammes de plage qui furent installés au Cap ferret et d'importants champs de mines aquatiques au large des plages, certains exemplaires plus de 70ans après la débâcle allemande, sont toujours là ! cette exemplaire que vous voyez ci-dessous, je l'ai trouvé au Cap Ferret, face à la côte, au niveau de l'ancien stade (signalé et parti au déminage) cet objet totalement rouillé et toujours relié électriquement, est le reste d'un Abwehr flammenwerfer 42 (un lance flamme statique qui était jadis enterré totalement, seul le coude dépassait du sol, tourné vers l'ennemi ! il pouvait alors délivrer un jet de carburant enflammé de 4.5m de large, sur 2.7m de haut, à une distance de 27m, pendant 1.5s, si cela ne suffisait pas à carboniser les assaillants, des mines posées autours "finissaient le travail") il y en avait jadis des dizaines sur chaque positions du secteur (tout comme partout sur le mur de l'Atlantique)

Dimensions de l'engin:

Réservoir: Ø30cm/ 53cm de haut
Hauteur totale: 76cm
Poids: 25kg vide, 50kg plein
Liquide : composé d'un mélange de nitrocellulose et de diethylene glycol dinitrate nommé Flammöl par les allemand, il y en avait environ 30litres.

 L'exemplaire ci-dessous, était encore plein le flammöl de couleur noirâtre suintait à travers la paroie rongée par la rouille il avait été déposé dans un coffrage en bois le tout enseveli dans le sable (on en vois des fragments toujours collé sur le flanc de l'objet, dans le produit et la forte corrosion), un objet fascinant pour l'histoire locale mais une belle saloperie, potentiellement mortelle pour le profane qui aurait tenté de lui jeter des cailloux ou le déplacer ou pire l'initié irresponsable qui aurait tenté de le récupérer risquant sa propre vie et celle des autres.

L'Abwher flammenwerfer 42 tel que je l'ai découvert sur l'Ar31N, le 25 septembre 2016, avant signalement en gendarmerie, il partira par la suite au déminage

III C] Descriptif et histoires, des positions du Cap Ferret :

Ces positions, codés « Ar » pour le secteur d'Arcachon, sont numérotés de Ar 29 à 36, du Truc Vert (Ar29) jusqu'à Belisaire (Ar 36) et font partie du secteur AOK 1 / KVA E 2 ( signifiant Armee OberKommando 1, un secteur contrôlé par la 1ère Armée du Général Blaskowitz, QG à Bordeaux / zone KüstenVerteidigungsAbschnitt E2 pour Section de Défense Côtière secteur E2, défendue alors par la 159 Reserve-Division, PC à Labouheyre, cette division est alors en France depuis le 1er octobre 1942 et dans le secteur du Bassin d'Arcachon l'Indisches Infanterie Regiment 950 sera en faction dans le secteur de Lacanau jusqu'à nos côtes dés juillet 1943 et est alors rattaché à la 344 Infanterie-Division. En août 44 la division est envoyée en renfort au front mais pas la Freies Indien Legion elle sera alors rattachée à la 159 Infanterie-Division, ex Reserve-Division renommé pour l'occasion ; le 8 août 1944 la Légion indienne passera sous commandement de la ss et prendra le nom de Indische Freiwilligen-Legion der waffen ss sous les ordres de l'Oberführer Heinz Bertling, ces troupes évacuerons le Bassin d'Arcachon le 21 août 1944 après avoir saboté les équipements et pièces d'artilleries lourdes, pour se retrouver quelques jours plus tard à la gare de Biganos pour embarquer dans un train à destination de Bordeaux) en août 1941, le Bassin d'Arcachon passe en zone interdite et le 23 mars 1942 suite à la directive n° 40 les allemands préparent la fortification des lieux. Dans la nuit du 7 au 8 juin 1942 c'est la panique parmi les troupes de l'Indisches Infanterie Regiment 950 deux bateaux tout feux allumés sont aperçue sur la côté du Truc Vert, sous l'effet de la panique les deux bateaux deviennent rapidement dans les échanges téléphoniques avec le QG du secteur ( position Ar41 à Arcachon, il est situé sous l'actuel parking de l'office du tourisme ) une flotte d'invasion de 35 navires qui ont débarqués des troupes sur la côte avant de les rembarquer au matin, du coup les allemands décidèrent sans chercher à comprendre, de fortifier les lieux persuadés alors que les alliés vont tenter un débarquement dans cette zone.

Les constructions commenceront en août 1942 et se poursuivront jusqu'en juillet 1944 un mois seulement avant d'évacuer la zone en petit comité à 6h du matin, le 21 août 1944, la veille les troupes détruisent les matérielles intransportables ils jettent armes et munitions à l'eau, vers 8h les vedettes rapides de la Kriegsmarine quittent le Bassin après en avoir coulé toutes les bouées de balisage du Bassin et de la passe, vers 23h une quinzaine de soldats allemands remonte direction la pointe du Cap Ferret, le mardi 22 août 1944 à 2h, ils font sauter le phare et quittent les lieux, se seront leurs derniers méfaits sur le secteur.

Commençons cette présentation dans l'ordre de construction des positions, du Nord vers le Sud de la presqu'île du Cap Ferret:

Lexique des désignations des ouvrages de type Regelbau séries 100/200/500/600 et 700, cliquez ici
Liste générale de tout les types d'ouvrages bétonnés allemands WWII, cliquez ici

Glossaire des abréviations :
 
les lettres qui précèdent les numéros d'ouvrages désignent l'utilisation par tel ou tel corps d'armée et le type de conception:
 
la série VF désigne les fortifications semi-permanente
B le programme de fortification définitif fait entre 1938 et 1940

la série de construction des ouvrages :
chaque numéro de Regelbau est précédé par une lettre désignant son utilisation ( exemple: H612 désigne un bunker utilisé par la Heer et le modèle de Regelbau 612 désigne un bunker pour canon de 75mm )
 
H: pour la Heer ( armée de terre ) n° d'ouvrages de 1 à 704

L: pour la Luftwaffe ( armée de l'air ) n° d'ouvrages de 1 à 497

M: pour la Kriegsmarine ( marine ) n° d'ouvrages de 120 à 741
 
Position Ar 29:

La position Ar 29 située au Truc Vert fait partie du KVGr Lège ( positions allant de Ar04, Lède de Frayes Nord, à Ar29 le Truc Vert ) composé de peu d'ouvrages, une route en béton, deux Tobrouk pour sentinelle armée (probablement d'un fusil Mauser Kar 98 à en croire l'étui que j'ai trouvé à un 100aine de mètres du Tobrouk de la position) et un bunker H612 pour canon de 75mm la position est située sur l'arrière du cordon dunaire la pièce de 75mm prenait jadis en enfilade le virage de la route allemande. En bordure de la piste allemande il y a un puis téléphonique en béton, le long de l'actuel grand pare feu il devait y avoir un lieu utilisé pour des manœuvres ou des séances de tirs d'entraînement ( au vu des étuis que j'y ai trouvé lors de divers sorties détections j'y ai trouvais des étuis acier cuivré et laiton de cartouches de guerre et de munition d'entraînement à ogive bois pour MG34 ou fusils Mauser 98 et Vz24) toute la zone était également tissé de barbelés et de mines et d'obstacles de plage.

Position Ar 30:

Cette position défensive se situant au Truc Vert, au lieu dit La Becassiere était composée d'une route d'accès en béton puis sur le haut de la dune se trouvait alors un Tobrouk pour sentinelle armée, au moins une tranchée d'accès, une plate forme ouverte en béton pour canon de 2cm Flak 38 ou Vierling (information confirmé par la découverte du reste d'un étui de 20x138 Solothurn sur les lieux) relié par un chemin en béton au bunker de type H612 qui abritait quant à lui un canon allemand de type 7.5cm FK16na. (information confirmé par la découverte sur place d'une infinité d'éclats d'étuis, de fusées et d'éclats d'obus de ce modèle de canon, ils sont tous visible sur chacun de mes articles détection au Cap Ferret).
Cette position défendait l'accès à la route en béton construite par les allemands, en contre bas et qui menait alors jusqu'à la pointe et à tous les points d'appuis du secteur (cette route souvent nommée, la piste allemande est l'actuelle route du Cap Ferret) les abords de la position étaient également tissés de barbelés et de mines.

Position Ar 30a:

Cette position défensive mixte située au niveau de La Vigne, comporte 3 bunkers, un petit Tobrouk pour sentinelle armée avec accès par tranchée, un bunker de type H612 pour canon de campagne de 75mm  qui protégeait alors l'accès à la route allemande et enfin un type H667 qui accueillait jadis un canon réformé de char Panzer III allemand, un canon de 5cm KwK38 L/42 sur affût crinoline et bouclier de protection, ce dernier bunker prenait alors la plage en enfilade et protégeait les arrières de la position Ar 30 et un tronçon de la piste allemande, les abords de la position étaient également tissés de barbelés et de mines.

Position Ar 31n:

Cette position défensive située à L'entrée du Cap Ferret est composé de trois Tobrouk pour sentinelles armées (d'après mes quelques trouvailles du secteur) de mitrailleuses VZ37, deux bunkers de type H621 (ce sont deux bunkers de type Gruppenunterstand c'est à dire, abri pour groupe de combat) dont un des deux avec une annexe, puis il y a une plate forme de tir pour Flak 2cm ou 3,7cm et un bunker de type L604 ( un regelbau de type Geschützunterstellraum I, c'est la soute à munitions et entrepôt d'armes de la position ) le rôle de cette position était donc visiblement celui d'un cantonnement de troupes et de servants de Flak il devait y avoir des tranchées ça et là, il servait à surveiller la piste allemande et était un poste de garde côtière, il était agrémenté par des Abwehr flammenwerfer 42 ( voir exemplaire trouvé un peu plus haut)  et d'après les cartes d'état major d'époque, tout comme pour les autres positions, la zone était truffé de mines antichars, antipersonnels et de mines sous marines ( voir la carte montrée en introduction du chapitre III ), les abords de la position étaient également tissés de barbelés et de mines.

Position Ar 31:

Là nous commençons à arriver sur des positions lourdement défendues, cette position codée FuMG Karpfen (abréviation de FunkMessGerät Karpfen, ce qui signifie Radar nom de code Carpe), se trouve au Cap Ferret, elle est exclusivement dédiée à la surveillance aérienne et côtière elle est composée de 2 bunkers ouverts de type VF66 qui furent remplacés (et donc réutilisés comme soutes à munitions) fin 43 par 2 bunkers de type H667 pour canon 5cm KwK L/42 qui prenaient alors la plage en feu croisé, d'un bunker d'observation de type H637, d'un Bunker type L 409 et un L409A des flakbunkers pour canon de DCA 2cm flak 38 ou Vierling (information vérifiée par la découverte d'étuis en acier cuivré et en laiton de 20X138mm Solothurn pour 2cm Flak 38, dans ce secteur) d'un L410A (un autre modèle de flakbunker plus imposant mais pour le même type de canon), un énorme bunker type L486 ( c'est un Unterstand für Funkmessgerät, c'est un centre radar et de communication radio pour la chasse, visiblement à l'époque il y avait deux L486 juxtaposées l'autre est sous les dunes, 25m derrière, totalement ensablé, il était le PC radar le plus important du secteur ) avec à côté un radar de type Wurzburg Reise sur socle en béton (toujours visible de nos jours et qui constitue une preuve à lui tout seul qu'il y eu un tel radar sur place) et deux modèles sur remorques de type Freya et enfin un Tobrouk pour sentinelle armée qui protégeait alors l'accès au radar les abords de la position étaient également tissés de barbelés et de mines, tout comme la plage.

Position Ar 32:

Cette position toujours au Cap Ferret, sur la façade atlantique avait un usage défensif mixte, il y avait une partie défense de plage composée de 2 bunkers H667 pour canon 5cm Kwk L/42 (dont un bunker fut dynamité), leur rôle étaient de prendre en feu croisé la plage, deux VF 66 qui accueillaient jusqu'en 43 les deux canons de 5cm Kwk avant leur passage en casemate H667, un FA HWB (un bunker soute à munitions divers, obus, cartouches de tous calibres et divers éléments de mise à feu d'obus), dans le cordon dunaire il y avait un bunker de type H612 armé d'un canon français de 75mm De Campagne mle 1897 de prise (information vérifié par la découverte de restes d'étuis et de corps d'obus de 75mm français) , un autre FA HWB ainsi qu'un VF Wasser (un bunker qui protégeait une citerne à eau potable qui alimentait jadis toute la position en eau douce, elle possédait également un puis en béton externe pour y prélever de l'eau avec un saut) les abords de la position étaient également tissés de barbelés accrochés à des poteaux en bois et des tétraèdres en béton, il y avait également des mines, y compris la plage et au large.

Position Ar 33:

Cette position lourdement armée et souvent nommé le site des batteries côtières du Cap Ferret, il est nommé HKB Cap Ferret pour Heeres Küsten Batterie (ce qui signifie, batterie côtière de l'armée de terre) elle était composée de 4 bunkers H671 armés par 4 canons français de 105mm mle 1913 L Schneider à Tir Rapide, 2 bunkers H607 (soute à munition type 2), 1 bunker H621 pour loger les troupes de la batterie, un H612 pour canon de 75mm, un H613 (poste d'observation d'artillerie à un étage avec tourelle de char), un H622 (un abri pour deux groupes de combat), un H646 (poste de garde), un H636 (poste de commandement de la batterie côtière de l'armée de terre), un H501 (abris de groupe de combat), deux H502 (un abri pour deux groupes de combat), un L430A (garage blindé pour projecteur antiaérien de 150cm modèle Flakscheinwerfer 37) et enfin 3 plate-formes de tir pour Flak 2cm ou 3.7cm, le tout agrémenté de mines antichars, antipersonnels et des mines sous marines de type mines flottantes et Katy mines (de leur vrai nom KusTon Mine type A en abrégé KMA ou encore KT, en sonorité anglo-saxonne c'est prononcé Kee tie mine, en déformation française phonétique, elle deviendra la Katy mine ou mine Katy).

Position Ar 34:

Position difficile à décrire précisément car elle est totalement immergée de nos jours, l'Ar34 se trouvait jadis à la pointe du Cap Ferret et était composée de deux abris de troupes de type H621, un H629 ( garage blindé pour canon antichar de type PAK38 ou 40 ),un H234 (bunker avec toit à plate forme pour tourelle de char) , un H645 ( bunker qui était la cuisine de la position ), un H2b (bunker pour fusil mitrailleur ou mitrailleuse et groupe d'infanterie de la Heer), un H58c (une sorte de gros Tobrouk qui pouvait accueillir une tourelle de char ou un poste de garde pour mitrailleuse ), un H634 ( un bunker caserne avec poste de guetteur armé ), un bunker pour canon antichar de 47mm Skoda tchèque, de type H506d ( ouvrage rarement construit sur tout le mur de l'Atlantique et il en à 2 sur le Bassin un à la Pointe et l'autre au parc de la chêneraie à La Hume, position codée Ar234 ), un L411 A (garage blindé pour projecteur de 60cm) deux plate formes de tir pour 2cm ou 3.7cm Flak, deux projecteurs de 150cm et un 60 cm, quelques Tobrouks également, le tout délimité par de grandes quantités de barbelés et bien sûr des mines

Position Ar 34a:

Tout comme dans la précédente description, c'est une position difficile à décrire précisément car elle est presque totalement immergée de nos jours, elle se trouvais alors au niveau de l'ancien restaurant Chez Hortense et était composée d'un abri type H621 ( qui se trouve dans le terrain d'un habitant de la pointe) , d'un H 674 ( petit modèle d'abri à munitions qui est le seul bunker encore visible de nos jours sur la rive ), d'un H612 pour canon de 75mm de campagne et d'une plate-forme de tir pour 2cm Flak 38 (qui sont sous l'eau depuis de nombreuses années) ainsi qu'un enchevêtrement de barbelés et de mines divers.

Position Ar 35:
 
Cette position totalement oubliée se situait jadis entre la position Ar34a de "chez Hortense" et le bunker abris du Phare du Cap ferret il s'agissait d'une position qui défendait la Conche du Cap Ferret les bunkers sont actuellement dans des terrains privés et donc pratiquement aucuns informations n'ont filtrés.
 
Position Ar 36:

Ce bunker à présent restauré et visitable moyennant la somme de 5€ par personne est un abris pour groupe de combat de type H622 c'est le seul bunker que compte cette position.
 
Ar 37:

Il s'agirait d'une position défensive composé d'un Tobrouk pour mitrailleuse et d'un abris H621 ( qui a été mis en vente il y a quelques temps sur Leboncoin pour 460 000e ) et qui se trouvait à l'Herbe.

IV) KIA & MIA dans le secteur du Bassin d'Arcachon ?!
 
KIA et MIA sont les abréviations Anglo-Us pour Tué au combat ( Killed In Action ) et Disparu au combat (Missed In Action) mais alors pourquoi diable parler de cela dans le cas du Bassin d'Arcachon puisse que l'Histoire locale officielle nous apprend qu'il n'y a jamais rien eu sur le secteur, tout s'est passé à Bordeaux, au Medoc et dans les Landes mais pas chez nous ! Et bien je vous répondrez Faux ! Il y eu des avions en perdition qui y sont venus et s'y sont crashés, d'autres s'y sont posés en catastrophe suite à des combats aériens, entre Messerchmitt de la Luftwaffe basés à la BA 120 de Cazaux et avions alliés au dessus du Bassin, enfin d'autres se sont crashés au large ou posé sur les plages océanes et c'est précisément de ce sujet que nous allons traiter dans cette partie.
 
Remontons le temps jusqu'à la période des faits, nous sommes en 1944, année de l'espoir pour la France, année des débarquements de Normandie et de Provence ainsi que de l'insurrection générale de l'armée secrète mais comme toujours, comme tant d'autres guerres du passé, le prix à payer en fut exorbitant !

-Nous sommes le 05 janvier 1944, 02h00, base aérienne de Rattkesden, station 126, dans le Suffolk, 117 bombardiers Boeing B17 flying fortress du 447ème groupe de bombardement de la 3ème division de bombardement de la 8ème Air Force décollent ( escortés par 76,  chasseurs bombardiers Republic P47 Thunderbolt du 78ème groupe de chasse ) pour aller bombarder la base aérienne 106 de Mérignac ainsi que les installations portuaires et la base sous-marine de Bacalan.
10h40 les B17 de tête se présentent au-dessus de Mérignac, à 10h45 gênés par la Flak plusieurs bombardiers ne parviennent pas à s'aligner correctement sur la Garonne et lâches leurs bombes sur le cours Victor Hugo à Cenon, sur la caserne Niel et sur la rue Capeyron de Caudéran.
10h50 , la base aérienne 106 et l'usine d'aviation Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud Ouest sont touchés il y a de nombreux morts, parmi les militaires allemands mais aussi parmi les civils.
11H, 8 bombes s'abattent sur Pessac et pulvérise littéralement une échoppe, 50min plus tard de nouvelles victimes sont à déplorer parmi les civils du camp d'ouvriers à Gazinet, bilan de l'opération, 11 morts, 32 blessés civils, pour ce qui est des pertes militaires, 4 B17 au tapis, 19 morts ou disparus, 11 évadés via le réseau d'évasion Comète et 10 prisonniers !
 
Les 4 bombardiers disparus que sont-ils devenue ? Pourquoi parler d'un raid sur Bordeaux dans cet article sur le Bassin d'Arcachon ?!!
 
Nous allons y venir de suite, d'après les rapports de l'USAAF et surtout de la 8th AF:

- Un B17 s'est abattu à Kergrist ( en Bretagne au nord est de Pontivy )
- Un autre tomba dans les environs de Lesparre

- Quant aux deux derniers les rapports ne sont pas précis ils se seraient crashés dans la « baie de Biscaye » en d'autre terme le golfe de Gascogne ! ( c'est vaste et vague ! ) en réalité l'un des deux bombardiers est allé terminer sa course à 11h30, dans le Bassin d'Arcachon, près de Gujan Mestras, à 300m au large du petit port ostréicole de La Mole.
 
Touché à la soute à bombe soit par la Flak ou par un chasseur allemand, le B17 n°42-37872 tenta de regagner la côte, mais il n'y arrivera jamais une partie de l'équipage eut le temps de sauter avant l'impact, malheureusement les 7 autres membres restés abord périrent soit à l'impact , soit lorsque le bombardier prit feu avant de disparaître dans les eaux vaseuses du Bassin d'Arcachon !
 
Des ostréiculteurs et marins gujanais virent tomber les 3 hommes et décidèrent d'aller les aider, malheureusement en janvier 1944 le Bassin est toujours sous domination allemande, une fois arrivés au port, les gujanais durent remettre les trois rescapés aux soldats allemands, ils seront internés pour le reste du conflit.
 
Pour ce qui est de leurs 7 autres camarades morts dans le B17, le 11 janvier les allemands remirent à l'adjoint spécial de Cazaux, 5 cercueils contenant les corps de 5 aviateurs américains avec pour ordre de les inhumer dans le cimetière de la ville.

Voici la liste des aviateurs inhumés :
 
-Tombe n°1, Co-pilote William J.Brooks.
-Tombe n°2 Opérateur radio, mitrailleur Millard J. Patterson.
-Tombe n°3 Un corps sans tête, non identifié.
-Tombe n°4 mitrailleur ventrale Paul E. Eberhardt.
-Tombe n°5 Mitrailleur dorsal Daniel F. Zullo.
 
le 21 janvier, à la demande des allemands, à 19h30 le navigateur Angelo J. Landolfo (dont le corps fut retrouvé sur une des plages de Biscarosse) fut inhumé au côté de ses camarades, le 2 février les restes d'un soldat américain non identifié ( trouvé à Bélisaire ) furent amenés à Cazaux et fut inhumé à 8h aux côtés des autres aviateurs.
Enfin un dernier corps non identifié fut inhumé le à 18h30 le 9 février 1944 à côté des 7 autres ce dernier ayant été trouvé sur la plage de Biscarosse par les soldats en faction sur le mur de l'Atlantique, ce dernier corps ainsi que les 2 autres non identifiés soulèvent une controverse en effet l'équipage d'une B17 comporte 10 hommes hors si l'on calcule bien il y en a un de trop cela signifie donc que l'un des corps au moins n'est pas celui d'un des membre du B17 de la Mole le n°42-37872 mais probablement de celui du second B17 le n° 42-39816 qui ne fut jamais retrouvé et se serait abattu au large du golfe de Gascogne et pour laquelle les rapports de la 8th AF indiquent 9 morts et 1 prisonnier, il se pourrait donc que les 2 corps retrouvés sur ces plages de Biscarosse et de Bélisaire appartenaient à ce B17 plutôt qu'a celui du port de La Mole.
 
Le mystère reste actuellement entier autour de se nombre de mort ainsi que le fait que les corps retirés de la carcasse calcinée du B17 de La Mole n'ont pas été déclarés à Gujan Mestras mais à Cazaux, pourquoi les corps et les faits ne furent jamais conscrits dans les registres Cazalins ou Testerins alors que ces corps furent inhumés dans cette commune, cela reste un mystère et le restera même après guerre ou les autorités françaises essayeront de résoudre ce problème et ces interrogations, sans succès. Une stèle fut ENFIN dévoilée sur les lieux du crash au port de La Mole le samedi 28 mai 2016, après 72ans d'oubli plus ou moins volontaire des faits, Gujan Mestras décide enfin de commémorer l'Histoire, mieux vaut tard que jamais ! (Personnellement  depuis la fin des années 90 je me promenais, penchais et chassais sur ces lieux et n'ai appris cette histoire qu'en 2002 de la bouche dans ancien marin pêcheur Gujanais qui, me voyant pêcher,  me racompta cette histoire qui allait m'obsèder encore près de 20 années).
 
-Nous sommes quelques mois après le crash des B17 de la 708ème Escadrille de bombardement du 447ème Groupe de Bombardement de la 8ème Air Force, nous sommes 4jours seulement après le débarquement de Normandie, nous sommes le 10 juin 1944, un Mosquito du 151th Squadron de la RAF s'abat dans les marais du domaine de Certes derrière le château, à Audenge, il n'y a que peut d'informations qui nous sont parvenus, en effet aussi bien du côté français que du côté des comptes rendus du n°151 Squadron de la RAF il n'y a presque aucune information, nous savons de source sûr que ce Moquito MK13 était piloté par le Warrant Officer Terrence Birch, son navigateur ce jour là était le Sergeant Ernest Stanley Tickle, ce jour du 10 juin le Mosquito était en mission de type « Day light Ranger » c'est à dire intrusion d'une grande formation d'appareils en vu d'anéantir la chasse ennemie lors d'une mission diurne. Ce jour là il y eu un combat aérien au dessus du Bassin d'Arcachon,  l'avion de Birch et Tickle fut touché à l'aile et au moteur droit, l'avion était en feu il fallait alors vite se poser car les Mosquito bien qu'étant de puissants et rapides avions de chasse, étaient construits en bois et n'avaient aucun blindage, le pilote visa alors les marais de Certes, à Audenge l'appareil passant au dessus de la ville tel une boule de feu ne manqua pas d'attirer l'attention des villageois et surtout des allemands.
L'avion fait un atterrissage compliqué dans les marrais, les allemands arrivent sur place et extraient les deux hommes de la carcasse fumante et disloquée du Mosquito, grièvement blessés les deux hommes furent conduits à l'hôpital militaire Robert Piqué de Villenave-d'Ornon, ils décéderont des suites de leurs blessures le 11 juin ils seront inhumés au cimetière de Villenave-d'Ornon,
 
Pendant 60 ans l'histoire fut gommée et oubliée localement tout comme l'avion qui gît toujours dans le marais, il fut cependant « redécouvert » en 2008/2009 ( je dis bien redécouvert car en vérité il ne fut jamais oublié localement, seulement par l'histoire officielle locale, en effet en 1998 en allant me promener dans le secteur j'y avais découvert de drôles de déchets que j'ai laissé sur place car je ne savais pas ce que c'était, début 2001 lors d'une partie chasse, un chasseur m'avais raconté qu'il y a quelques années, derrière le château de Certes il y avait trouvé une grenade et des cartouches anglaises mais à l'époque j'étais trop jeune et je n'avais pas les moyens d'aller fouiller sérieusement dans le secteur pour vérifier les dires et les faits, la personne qui l'a donc « redécouverte » en 2008 et officiellement en 2009 l'a fait à ma place ) , cette année là une petite stèle commémorative fut rajouté au monument aux morts de la ville de Audenge, là encore mieux vaut tard que jamais !
 
- Nous sommes à présent le 26 août 1944 sur la presqu'île du Cap Ferret, C'est jour de liesse populaire il y a 5 jours les allemands ont évacués le Cap Ferret et de manière générale le Bassin d'Arcachon, nous sommes en début d'après-midi lorsque trois avions de chasse américains, des P51 mustang de la 338 ème escadrille de chasse du 55ème groupe de combat de la 8ème Air force arrivant par Cazaux sont aperçut au dessus du Truc Vert puis disparaissent un peu plus tard les habitants apprennent alors qu'un des pilotes s'est posé en catastrophe sur la plage du Truc Vert près de la caserne des pompiers, les habitants de La Vignes vont alors aller sur la plage et l'aider à sortir de son appareil , le n° 44-13663, qu'il réussit à poser quasi intact sur la dernière laisse de mer, bien sûr se sera l'euphorie à La Vigne, bientôt le pilote, le 2nd Lieutnant John E. Kester ( qui c'était posé à cour de carburant à 13h30 ) fut amené à Arcachon et des cérémonies officielles , champagne et photos furent prises quelques heures plus tard un second pilote sera amené à Arcachon, il s'agit du 1st Lieutnant Samuel D. Gevorkian, il réussit à poser son appareil le n°44-13954 surnommé Da Quake assez endommagé plus au sud sur la même plage vers 15h30, plus tard dans l'après midi, aidé par les habitants et les FFI, nos deux pilotes retournèrent auprès de leurs appareils pour démonter tout les équipements sensibles et les armes qui furent récupérées par la résistance.
Au soir du 26 août il ne restait alors plus que des carcasses vides d'armements, de radios, de systèmes de localisations ( compas, altimètre, jauges etc... ) et ces épaves resterons ainsi et ici, sur place pendant 3 mois avant qu'une tentative de récupération ne soit tentée par les locaux pour tenter de faire de l'argent avec l'aluminium des deux avions ( oui je précise bien deux et non trois car bien que trois avions passèrent au dessus du Cap seulement 2 se posèrent sur la plage, le troisième, l'avion du 1st Lieutnant Samuel E. Hansard , le P51 n°44-14050, s'écrasa dans le golfe de Gascogne et disparu ainsi que son pilote , se dernier aurait été retrouvé quelques mois plus tard par un navire de la Royal Navy resté anonyme à se jour mort, dans son canot de survie il fut inhumé en mer et porté sur la liste des disparus en opération ) Kester et Gevorkian furent ébergés à Bordeaux chez des résistants avant d'être amenés à Anglet par le réseau d'évasion Comète, puis rapatriés en Angleterre pour continuer le combat si vous souhaitez en apprendre plus sur l'histoire de ces pilotes et de leurs avions je vous invite à consulter mon article détection au Cap Ferret du 10 octobre 2015.
 
- Dernier cas à ma connaissance ou tout du moins un cas que j'ai pu vérifier, nous sommes le 19 avril 1945 à quelques semaines de la capitulation allemande, un ancien bombardier allemand Junkers 88 type s/n 21 5AAB, récupéré par les Forces Aériennes Françaises Libres et faisant à présent partie du 1/31 Augis, alors en mission de bombardement de l'île d'Oléron car les allemands s'y accrochent encore avec acharnement, mais suite à une panne mécanique il ne pu retourné à la base de Cazaux et il dû effectuer un atterrissage forcé sur plage du Cap Ferret l'avion rapidement submergé à marée haut ne fut pas récupéré, les membres d'équipage gravement blessés furent récupérés et survécurent. Il n'y a que peut d'informations sur cet événements malheureusement et tout comme pour les P51 Mustangs ils ne furent ni commémorés ni recherchés pour le devoir de mémoire non, localement nous avons préférer engloutir toutes ces histoire sous un océan de mensonges et une chape de sable de plusieurs kilomètres qui aura permis d'effacer purement et simplement l'histoire de la période !
 
Nous sommes en mai 2018 mieux vaut tard que jamais, mais l'histoire est à présent écrite et pendant plusieurs décennies, je l'espère elle sera transmise au plus grand nombre, pour ne plus oublier !

IV A] Le début de la fin pour l'occupant :

En 1944 le mur de l'Atlantique bien que puissant est toujours en construction, sur le secteur du Bassin d'Arcachon les constructions stoppent en juillet, à peine 1 mois après le débarquement qui n'eut pas lieu dans les Landes, encore moins au Cap ferret mais en Normandie, les positions devenu inutiles et les hommes devant être envoyés au front ordre sera donné de détruire les positons et armes lourdes et de rejoindre par tout les moyens possibles la gare de Biganos afin de partir direction Bordeaux.

Le 20 août 1944 les positions explosent un peu partout, le lendemain matin à 6h les troupes quittent en catimini les lieux pour rejoindre Biganos mais le soir du 22 août une poignets d'homme remontera au Cap Ferret en pleine nuit pour dynamiter le phare, 2 jours plus tard, harcelés par les FFI de la colonne d'Arcachon, les allemands font sauter les ponts de Lamothe pour protéger leur repli vers Bordeaux le dernier train n'eut pas le temps de partir avant l'arrivée des FFI les derniers allemands dans Biganos décidèrent de fuirent par la route de Marcheprime ( ex route nationale de Bordeaux ) d'après témoignage d'époque il semblerai qu'un groupe de soldats se seraient retranchés dans un wagon à la gare de Biganos préférant se rendre aux Américains qu'aux français ( mais il n'y avait aucunes troupes alliés dans le secteur surtout à cette période ils étaient encore trèèèèès loin du Bassin d'Arcachon, ils finirent donc par se rendre et furent emmenés à Arcachon ).

IV B] La résistance:
 
Bien entendu je vais parler un peu des FFI de la Colonne Duchez et de Luze depuis le début du conflit, les mouvements anti allemands pullules ça et là mais c'est véritablement en 1944 qu'ils feront fortement parlé d'eux dans notre région leur principale fait à présent avéré ( découverte des reste d'une douille de 7.92 Mauser en acier cuivré au pied du pont côté Biganos de l'Eyre ) dans la région est la tentative de prise du pont routier de Lamothe entre Le Teich et Biganos le 25 août 1944. ( pour en apprendre plus sur cette histoire je vous invite à consulter ma série d'article Petite promenade du côté de Lamothe ).
Dans le paragraphe au dessus je précisais que l'attaque de Lamothe était le fait le plus marquant et surtout vérifié par preuves découverte en détection sur les lieux mais il y eu un autre fait plus mystérieux car je sais depuis mars 2018 qu'un wagon de munition allemand à éxplosé durant la guerre sur les voies de Lamothe, depuis mai 2017 je sais que ce n'ai pas qu'une légende urbaine car j'ai découvert à cette date un étui en acier laqué de 2cm flak 38 ( il semblerait que l'étui soit daté 1943 ) et des morceaux de claies en zinc pour deux Tellermines 35 ainsi que sur plusieurs sorties et dernièrement un tellermine 35 et un douille de 3.7cm pak 36 ( une fois l'étui restauré et la date déchiffré peut-être aurais-je une fourchette plus précise sur la date de destruction de ce wagon!!! ) il est donc évident que ce wagon qui aurait explosé et mit le feu à la pinède autour du secteur n'est pas une affabulation mais bien réel en revanche la cause reste douteuse il n'y a aucune information sur le sujet nulle part ni chez les résistants, ni chez les allemands, ni dans les rares journeaux ayant le droit de paraître alors qu'elle est vraiment la cause de cette puissante détonation ? acident de manipulation ? ( c'est probable, vue le type de munition contenus dans le wagon ) attentat de la résistance ?( peut-être mais c'est étonnant qu'il n'y ai pas d'informations sur le sujet ni d'informations sur des représailles allemandes sur la population car généralement dés que la résistance faisait un attentat les allemands fusillaient des otages !) attaque aérienne ? ( j'en doute fort ! mais bon whynot !) le mystère reste complet !

V) La débâcle allemande:

l'évacuation prendra plusieurs jours, les FFI de la colonne Duchez ( FFI du Bassin d'Arcachon ), arrivent depuis la ville voisine du Teich et attaque alors le 24 août 1944 les allemands. Le groupe Mage de la Colonne Duchez tente de prendre les ponts sur l'Eyre au niveau du petit bourg de Lamothe ( situé entre Le Teich et Facture/Biganos ) il y eu un accrochage dans l'après midi entre les sentinelles allemandes qui gardent alors les ponts les balles pleuvent de part et d'autre de la rivière une sentinelle allemande est tuée, un résistant blessé, visiblement lors de la manipulation de sa propre arme mais c'est tout ! dans la nuit du 24 les allemands font sauter les ponts pour protéger leurs troupes et évacuent vers Bordeaux, pour le Bassin d'Arcachon la période d'occupation est alors finie (pour avoir plus d'informations sur les événements de Lamothe je vous invite à consulter ma suite d'articles sur les faits ) .

VI) L'après guerre:
 
Dés la nouvelle que les allemands ont quittés définitivement la zone c'est la ruée vers les bunkers pour y piller tout ce qui peu l'être et principalement la nourriture en effet la Luftwaffe avant de partir avait voulu revendre aux habitants les vivres qu'ils leurs avaient volés durant 4ans pour la modique somme de 80 000francs de l'époque le maire de Lège ayant refusé de pays ils ont alors jeté des grenades à manche dans les entrepôts mais hormis des bouteilles de vodka brisées par les explosions, la majorité des denrées ont été protégés par les couches de bouteilles pour éviter les rixes les jalousies et les règlements de compte la municipalité du Cap Ferret fera gardé les bunker par des hommes armés et les portes cadenassés ce qui n'empêchera malheureusement pas les pillages ni même les accidents, des jeunes gens trouvèrent des grenades à manches et jouèrent à les faire sauter dans les dunes ce fut très dangereux mais il n'y eu pas de blessés, un peu plsu tard d'autres jeunes gens jouèrent avec un canon de 3.7cm Flak43 tourné fort heureusement vers la mer car après plusieurs manipulations des leviers et pédales de tir un obus parti du canon toujours chargé ! un adulte cette fois voulant regarder dnas un bidon ce qu'il y avait avec un briquet ce fit défigurer ( c'était un jerrycan d'essence ! ) fait tragique cette fois-ci en septembre 1944 trois personnes sont mortes et trois autres furent grièvement blessés par des mines anti-personnelles en allant dans la forêt, sur l'arrière du cordon dunaire.
Bien sûr l'après guerre c'est aussi le moment de "l'épuration "des exécussions sommaires de "collaborateurs de Vichy et du régime Nazi, mais malheureusement il y eu dans beaucoup de cas des dérives , des personnes jalouses, désireuses de s'approprier les biens du voisin ou de la voisine vont alors participer à des ratonnades, des tontes en place publique, des exécusions sommaires des viols et des tortures ces pratiques ne s'arrêtera pas malgré l'instauration d'une "commission d'épuration à Arcachon" qui juge et comdamne parfois sommairement mais souvantà titre informatif car elel n'avait aucun pouvoir judiciaire ce qui favorisera le climat de vengeance ou de coups bas gratuits de la population revencharde ou désireuse de devenir des résistants légitimes de la dernière seconde de la guerre ( par pur oportunisme ou histoire de faire oublier sa propre collaboration au régime et s'inventer une virginité toute neuve ! ).
Les rixes sont allés jusqu'à lancer des grenades dans les vitrines de magasins d'arcachonais qualifiés par les auteurs de ces attentats, de profiteurs de guerre ou de collabos parfois c'était fondé mais il y eu des cas ou même des résitants reconnus se firent grenader par ces abrutis.
 
Pour ce qui est du chapitre des bunkers et des plages et bien durant de nombreuses années après la guerre ils étaient toujours alimentés en électricité et raccordés au téléphone de même les enfants ayants prient l'habitude de jouer dans les dunes et les bunkers on prient  le temps de noter les références des boites de conserves contenant de la nourriture toujours commestible des années après la fin de la guerre ( notamment des conserves de boudin noir et des rations allemandes réglementaires et boites de sardines ) les années s'égrainnèrent lentement et les bunkers toujours plus dépouillés et vandalisés finirent par s'intégrer dans les paysage local à demi enseveli sous des dunes de sable, on fini par oublier les mines, des lances flammes et les milliers de kilomètres de barbelés et les munitions et équipements divers totalements oubliés sur le terrain, dans les années fin 70 début 80 on encouragea à peindre les bunkers les premiers taggers et graphers arrivent certains très talentueux mais pour la majeur partie le talent  se résume et barbouiller desmotifs de tout les genres et de toutes les couleurs et surtout abandonner sur place sauts et rouleaux de peintures puis plus tard se sera les bombes de peintures et les packs de bières, de nos jours dans les dunes hormsi les vestiges de la guerre il y a de véritables matelas d'éclats de rouille ou de verre pilé .


Sur la carte postale ci-dessus vous pouvez voir une vue de la plage de l'horizon dans les années 70/80, position Ar 31 FuMG Karpfen.

Sur l'image ci-dessus nous pouvons voir le nouveau phare ( le phare actuelle du Cap Ferret) la reconstruction commença en 1947, derrière lui le phare provisoire du Cap Ferret surnommé FFR pour Feu Fonrouge ( du nom de celui qui eu l'idée de faire ériger ce phare provisoire), il s'agit d'un pylône de 40m de haut, fait de bouts d'aluminium et de pièces divers provenant de pièces détachés de la Luftwaffe surmonté d'un feu rouge fixe il sera solide et fiable, il fonctionnera de 1944 à 1949 date de l'inauguration du nouveau phare.
 
VII) Les Bunkers de nos jours, leur présence et leur devenir:



Et bien, tout est dans le titre de cette fin d'article malheureusement (pour l'Histoire et le devoir de mémoire), ces bunkers furent construits pour durer et c'est ce qu'ils font seulement ils sont construit sur du sable face à l'océan qui érode un peu plus tout les jours le simple banc de sable qu'est la presqu'île du Cap Ferret (je rappel tout de même que jusqu'en 1949, il n'y avait que les bunkers au Cap Ferret! les habitations s'arrêtaient à La Vigne! le phénomène d'érosion à donc commencé à s'accélérer au fur et à mesure que des gens arrivaient et rajoutaient le poids de leurs habitations et routes sur le sable de la presqu'île! surtout parce que durant  ces périodes des exploitations pétrolières s'implantèrent sur les lieux notamment Esso et Vermilon et donc avaient besoin de main d'oeuvre) résultat les bunkers qui trônaient fièrement jadis sur le surplomb des dunes dévalent les pentes et s'écrasent lourdement sur les plages, quant à ceux qui sont sur les plages pour la défense direct du littoral et bien soit ils sont ensevelis jusqu'au toit, soit ils sont immergés, certains comme à la plage de l'Horizon (positions Ar 31 et une partie de l'Ar 31 N) sont partiellement submergés lorsque la marrée est haute, d'autres encore, comme par exemple à La Pointe (position Ar 34)  sont 200m au large, totalement sous l'eau donc !
 
Dans un futur proche avec l'érosion rapide de la côte il ne restera bientôt plus aucun témoignage direct visible ( hormis en plongée ) de cette période gommée des livres d'histoire, il n'y aura donc aucune transmission de l'Histoire locale envisageable si personne ne se penche sur le chevet des ces colosses de béton et d'acier, il existe bien depuis de nombreuses années, une association locale qui dit "préserver l'histoire des bunkers du Bassin d'Arcachon" (je ne la nommerai pas car je ne suis pas là pour lui faire du tors, ni même de la pub d'ailleurs 😀 mais je me dois de la citer car elle à le mérite d'exister et de faire quelque chose) en répertoriant les positions, faisant des livres et organisant des visites maiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis hormis cela je n'ai clairement pas l'impression que quoi que ce soit ne soit réellement fait pour le devoir de mémoire et de préservation de ce qui peu l'être ( création d'un musée local par exemple ! ), rien n'est divulgué et le peu qui l'est, il faut payer et les informations (bien que très intéressantes) sont superficielles, sérieusement la somme des connaissances que j'ai acquis par cette association ne représente qu'un petit pourcent de tout ce que j'ai pu apprendre sur le terrain !

Cela fait personnellement depuis l'année 2000 que je m'intéresse à l'histoire des fortifications du Bassin d'Arcachon et je suis consterné de voir avec quelle rapidité les sites se détériorent, principalement à cause de l'érosion mais également en grande partie à cause des gens eux même qui passent sur les lieux et campent (majoritairement, les gens sont des porcs! combien de fois suis-je arrivé sur un lieu de détection et ai commencé par une séance de 30 à 50min de dépollution du site en rassemblant déchets de bouffe, de packs de bières, d'aérosols divers, de barbecues improvisés j'ai même désensablé les restes d'une tente, d'une couverture et d'un oreiller, mais le pompon ça a était de trouver des habits de femme et d'hommes et quand je dis habits je parle de l'intégralité des habits alors soit ils sont rentrés nues chez eux soit c'est des porcasses , je penche malheureusement pour la seconde hypothèse !) font des feux de camps (sans prendre la mesure du danger qu'ils encourent si par malheur le feu est fait sur des munitions invisibles car sous le sable !), vandalisent les lieux ( petite pensé à nos ami[e]s taggers qui savent bien manier les bombes de peintures MAIS ne savent absolument pas les mettre à la poubelle sur place ou chez eux ! certains récupèrent des objets rouillés à même le sable sans savoir de quoi il s'agit et détourne leur utilisation primaire pour en faire un porte chandelle un pied de table, un foyer pour un feu de camp ou un creusé pour y faire éclater des pétards ! mais quand on leur tombe dessus et qu'ont leur explique de ne surtout pas faire ça en leur expliquant qu'il font un feu de camps dans une ancienne coiffe d'obus de fort calibre, ou que leur pied de table qui ressemble à un vieux cumulus est en fait un lance flamme de type Abwher flammenwerfer 42 potentiellement plein et bien bizarrement ils nous regarde de travers jusqu'à ce qu'on leur explique plus précisément nos propos et là brusquement le cerveau réagis et ils se sentent pas bien généralement ils deviennent tout pale, mais parfois il y en a qui refusent de comprendre et jouent les warriors ce sont ces imbéciles qui remplissent ou font remplir les cimetières! De la même manière combien de fois ou je prospectais le cordon dunaire ou le pied de dune je me suis retrouvais tongs à nez si je puis dire avec des minettes et/ou des jeunots de 15/20ans qui se jetaient du haut des dunes et dévalaient la pente jusqu'à la plage, déjà c'est très sympa de favoriser l'érosion de la côte hein !!!!!! et enfin quand on leur explique qu'ils se mettent en danger en faisant ça ils ne comprennent pas et rigole.........tout du moins jusqu'à ce qu'on leur fasse remarquer qu'à mi hauteur de la dune il y a comme du sable coloré sucre de canne du coup ça les intrigues et qu'on leur explique en leur montrant un morceau trouvé plus loin qu'il s'agit en fait de kilomètres de barbelés allemands qui ressortent ça et là dans les dunes et qu'ils mordent toujours autant qu'il y a 74ans et donc qu'en sautant ainsi les tongs en avant sans réfléchir ils risquent de graves blessures et de choper le tétanos, la subitement ils se regardent perplexes puis me regarde tout aussi intrigué et font demi-tour ! aujourd'hui j'ai empêché les vandalismes et les risques de blessures sérieuses! Aujourd'hui, oui! mais demain ?! qu'en sera t-il?!, il y a quelques années de cela sur une position au Truc Vert, une famille de 3 gamins de 14 à 17ans max et leurs ami(e)s arrivaient sur la position alors que je venais de finir la détection et était en train de cartographier mes trouvailles et en fait je les aient entendu bien avant de les voir tellement ils beuglaient ! tout à coup de tout côté du bunker principal je vis arriver des jeunes intrigués par ma présence et faisant visiblement du bordel pour que je parte, comprenant qu'ils venaient illégalement camper sur les lieux, je fini donc par partir après avoir tout répertorié car de toute façon j'avais terminé ce que j'avais à faire, peu avant de partir je les aient entendu se foutre ouvertement de mon allure et de ma personne, renforcés alors dans leur idiotie par les parents qui en rajoutèrent une couche, ce qui me laissa de marbre mais comprenant leurs intentions je fis malgré tout demi tour, leur disant poliment bonjour, leur expliquant mes démarches historiques sur les lieux et leur demandant pour des raisons de sécurité évidente de ne surtout pas faire le moindre feu ici même et commença à reprendre mon chemin, intrigués par mes propos, un des jeunes primate me demanda pourquoi je disais ça, souriant fortement devant ce comportement, j'ouvre mon sac à dos et en sort un bout de métal rouillé et le brandit bien haut dans leur direction, voyant leur étonnement sans phrases je précise que leur feu de camp se ferait exclusivement sur un lit de ce genres de vestiges dont certains sont toujours actifs et donc dangereux, devant leur visage dubitatif je rajoutas ceci, ce que je vous montre et un éclat d'obus de canon antichar, une batterie de campagne comme celle-ci pouvait en contenir plus d'une centaine sans compter les grenades et les munitions d'infanterie, "à vous de voir si vous voulez toujours camper sur des lieux non déminés depuis 1944!"ils se sont regardés puis m'ont regardé sans bruit repartir, je les aient laissés là et ai repris ma route consterné par la stupidité de ce groupe d'humains! ).
 
Les dunes continuent de s'éroder au gré des tempêtes de la façade Atlantique et des courants de marrée, mettant de plus en plus à jour des éléments qui ne devraient pas être là ( tel des obus, des munitions, des projectiles de mortiers, des lance flammes etc... ) mais également d'autres qui sont préoccupants car ils ne devraient pas apparaître en train de se faire balloter par les vagues, notamment des fossiles de l'ancienne barrière de coraux du Jurassique, et des morceaux de tourbe ultra compact que les gens confondent souvent avec de petites galettes de mazoute hors il n'en est rien, il s'agit de restes d'un des paléosols de la presqu'île, d'une période comprise entre la fin de la période gallo-romain et le haut moyen-âge c'est préoccupant de les voir au niveau de la plage car normalement le paléosol devrai être sous 10m de sable et quant aux fossiles ils devraient être loin dans le cordon dunaire et non sur la plage ou le bord de dune.

En conclusion, je dirais que les bunkers, tout comme le Cap Ferret et une grande partie de la façade Atlantique au niveau du Pyla, sont amenés à disparaître dans un futur proche voir même très proche; à disparaître de la rive, tout comme de la mémoire des hommes mais peut-être es-ce volontaire i lest plus simple d'oublier quand on laisse tout disparaître que de tenter d'en parler et de conserver des images !

Merci de m'avoir lu j'espère que cette histoire qui n'est qu'une histoire parmi l'Histoire de nos civilisations vous aura appris des choses et qu'a défaut d'être retenu elle sera partagée par le plus grand nombre d'entre vous, pour ne pas oublier ce que fut le Bassin d'Arcachon au temps de l'occupation allemande.

Retrouvez les articles qui m'ont permis de faire cette synthèse sur l'histoire des lieux:

 Sorties détections au Cap Ferret

Sorties détections à Lamothe

 

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