Bonsoir à toutes et tous, cela
fait déjà un an et deux moi, que je n'étais pas retourné sur le secteur
de Lamothe, principalement à cause du temps, de la fréquentation des
lieux ( trop de monde durant les vacances et surtout
pendant plusieurs mois il y eut beaucoup de travaux d'aménagement de la
zone effectués ) et également à cause de mon emploi du temps qui était assez chargé...
J'ai
malgré tout, pu enfin me libérer histoire de faire un point sur la
situation des lieux et voir si de nouveaux vestiges sont resortis de
terre, cet article, tout comme mes précédents articles sur le sujet,
raconte mon après-midi de prospection à l'oeil nu (et oui
une fois de plus le détecteur dort à la maison mais cette sortie n'était
pas planifié et je suis partis me promener après avoir débauché) sur le secteur, bonne lecture et bon voyage dans le temps à toutes et à tous.
1) Pont routier de Lamothe, côté Biganos de l'Eyre:
Mardi 31 mai 2022, 14h55, bien qu'il ne fasse que 24°c il fait atrocement lourd et la tendance est à l'orage, le ciel est bleu avec quelques nuages irisés trahissant l'arrivée d'un futur orage de grêle ( qui fera des ravages, mais pas avant la nuit vers 01h30/02h du matin ) il y avait un peu de vent également, ce qui donnait une illusion de fraicheur mais en réalité ça brûlait, avec un indice UV à 07/10, je décide donc d'attaquer du côté ou j'ai le moins de chance de rester longtemps du fait que je n'y retrouve quasi rien à chaque fois ( encore moins à l'oeil nu ).
il est donc presque 15h lorsque je suis enfin prêt à aller affronter les moustiques tigres et le climat lourd du sous bois, pendant plusieurs minutes je m'attarde sur le petit trou d'eau à l'entrée du chemin et constate qu'il n'y a quasi plus d'eau j'en profite pour observer la zone marée cageuse qui se trouve derrière et constate avec stupeur que cette dernière est accessible, je pars donc visiter cette zone pour la première fois depuis 11ans car jusqu'ici elle était plus ou moins inondée tout le temps.... mais aujourd'hui elle est sèche comme le désert d'Atacama ! Je parviens rapidement au bout de quelques minutes à accéder au bout du fossé dont j'avais visité une partie le 11/08/2020 du côté de la voie ferrée, le sol en ce mois d'août était sec mais assez mou malgré tout, le sol cet après-midi du 31 mai est aride au point que le sol fait des écailles le sable tout comme la croûte de vase tourbeuse sont craquelés le sol est compact comme du beton vibré ! Ça fait peine à voir, je prends quelques clichés et décide de repartir sur le chemin pour aller voir les dégâts du côté du pont ferroviaire, il est alors, 15h27.
J'arriverai au pied du pond 4min plus tard, il ne semble pas y avoir de bouleversements notable, depuis la berge je peux voir le ponton, qui fut posé pour la compagnie Amazone pour récupérer leurs clients et leurs canoës... outre le fait que ce ponton ne semble pas adapté à ce pourquoi il est destiné ( car bien trop haut pour pouvoir accoster ), je ne peux m'empêcher de constater le niveau dangereusement bas de l'Eyre, depuis 1997, que j'habite dans le secteur, JAMAIS; même lors de la grande canicule de 2002, je n'ai vu le niveau de l'eau, si bas (cela ne présage rien de bon pour la suite de cette désastreuse année 2022 ! L'avenir me diras si je suis pessimiste ou realiste... j'aimerai être pessimiste !), je decide donc de passer sous le pont pour m'approcher d'avantage quand je tombe nez à nez avec un petit bout de fer très corrodé comme il en existe des milliers sur le site mais sa densité, ça forme et son âge m'intrigue je décide de le geolocalisé par photo/gps puis je le récupère il est alors 15h32, je passe sous le pont et fais quelques prises de vues entre deux passages de canoës qui semblent difficilement vouloir accoster à ce ponton, qui est pour l'heure trop haut de plus de 1m20 ( il manque facilement 1m50 d'eau dans la rivière).
Puis je décide de remonter sur le chemin et d'entamer ma prospections, il est alors 15h40.
J'entame alors la prospection de l'autre côté du pont, là ou j'ai decouvert un tube éclaté de panzerfaust et une douille de 7.92 Mauser à blanc... le lieu est méconnaissable et est totalement envahit par la broussaille, je me repère à peine dans cet endroit qui était encore parfaitement accessible il y a 2 mois ! je retrouve un vestige de la SNCF que j'avais redécouvert en mars dernier et laissé sur place pour m'orienter mais c'est tout ce que je découvrirais sur place au milieu des herbes hautes de plus de 2m par endroit, je fais quelques photos pour mes archives et décide de sortir de cette enfer végétale rempli de nuées de moustiques tigres et décide de repartir à ma voiture, boire un peu d'eau le temps la dessous est suffocant, il est alors 15h46, j'arriverai à ma voiture 12min plus tard.
2) Pont ferroviaire de Lamothe, côté Le Teich de l'Eyre:
Il est 15h58 lorsque je coupe mon moteur et pars en direction de la berge histoire de voir ce ponton en bois flambant neuf qui semble inutilisable avec le niveau actuellement très bas, je reste donc quelques instants, prends des photos puis pars en direction du sous-bois pour une fois encore, voir l'état de ce dernier et bien entendue, voir si des choses intéressantes sont remontées depuis tout ce temps, grâce aux inondations successives sur ces lieux depuis 3 années consécutives.
Il est 16h et il y a énormément de monde qui profite du beau temps, en attendant qu'ils partent des lieux je me promene sur le bord du ruisseau, y fait quelques prises de vues puis retourne le long de la berge observer un instant à quel point la canicule à asséché la rivière (c'est assez catastrophique même en cette saison), puis finalement, après qu'une famille ai enfin quitté les lieux avec leurs chiens, je pars dans le sous-bois ou j'y ai découvert déjà tant de choses qui ne devraient pas êtres en ces lieux puisse que si l'on en croit les guides touristiques "y a rien eu ici" posez donc la question à un habitant local depuis plusieurs générations vous vérez que leur réponse va totalement à l'encontre du discours touristique, je pense que mes nombreux articles ( à base de documents et temoignages d'époques, ou preuves du terrain), l'ont assez bien et durablement prouvés.
Il est 16h10, lorsque j'entame enfin cette inconfortable prospection à l'oeil nu ( car climat tropical sous les arbres, des millions de moustiques et pas de vent , les rares passages de lumière entre les feuilles vous brûle comme le faisceau d'une loupe au soleil bref des conditions de rêve !), le sous bois est recouvert de millions de feuilles mortes comme en automne, il n'y a quasi pas d'herbes hautes ce qui est un bon point pour moi, car si je veux trouver des choses à demi enfouies ou à même le sol cela va grandement m'aider.
16h20, les minutes s'égrainent mais hormis des restes d'isolateurs haut tension en ceramique brune des années 20 je ne trouve toujours rien, hormis le harcèlement ininterrompu des moustiques tigres, c'est à la limite du supportable, même pour moi pourtant habitué depuis 26 ans que je chasse par tout les temps et dans tout les lieux et 12ans que je prospect au détecteur dans toutes les zones possibles, chaque minute passée en ses lieux cet après-midi deviens rapidement un supplice.
16h21, la zone devient chaotique, je retrouve l'arbre contre lequel j'avais trouvé le plateau d'une Tellermine 35 en janvier 2019, je vais prospecter tant bien que mal autour de cette zone pendant 2min mais décide rapidement d'arrêter, je respire difficilement à cause de la poussière, de la chaleur et commence à avaler des moustiques tant ils sont nombreux.
16h24, en cherchant un endroit pour me dégager de cette horrible zone je tombe sur le reste d'une bande de ferraille ultra corrodée à demi enterrée, je l'excave, et surprise au bout il y a deux mors en laiton identiques à un modèle decouvert ici en 2018 mais cette fois-ci complet, je decide de prendre ce piquet en photo puis décide de sectionner la partie qui m'intéresse car le reste est irrécupérable car detruit au niveau moléculaire il ne me faudra que 5sec pour casser ce fer plat de 3cm de large par 4mm d'épaisseur devenu friable comme du biscuit.
Je reprends mon périple toujours en quête d'une ouverture dans ce dédale d'arbres enchevêtrés heureusement quelques secondes plus tard ce sera chose faite, voyant assez bien et assez loin devant moi, je decide de prolonger un peu mon calvaire.
16h34 je repars un instant au pied de la bute de terre au pied de la voie ferrée et tombe sur un petit carré d'un minéral noir que je connais que trop bien. c'est un bout d'antracite, du coke qui servait jadis à alimenter les chaudières à vapeurs des locomotives, c'est un vestige de l'activité ferroviaire d'entre 1841 et les années 40-50.
Je reprends mon chemin mais cette fois-ci j'en ai marre donc je pars en direction du sentier pour prendre le chemin du retour mais tout en continuant à avoir les yeux collé au sol, il est 16h36.
16h39, cela fait 3min que je slalom entre les branches mortes et les troncs d'arbres lorsqu'en fin je vois une zone propre du sous bois, je manque de me tordre la cheville en enjambant le dernier troc car non loin derrière il y avait un trou profond d'une vingtaine de centimètres mais faisant la taille d'un enjoliveur, je me retrouve à genou dans cette terre sablonneuse aussi fine et volatile que de la cendre et me retrouve nez à nez avec le contenu du trou qui semble t-il a été extrait mais laissé sur place, à voir l'aspect du trou ce n'est pas les vestiges du passage d'un de mes confrères détectoriste qui aurait eut l'indelicatesse de ne pas reboucher son trou après avoir sorti un truc qui ne l'intéressait pas non, ça resemnle d'avantage au travail d'un sanglier qui à labouré le sol avec son grouin à la recherche de glands larves ou vers de terre ( il y a de nombreux pieds de cochon de 70 kilos un peu partout sur la zone et une bauge quelques mètres derrière, dans la merdouille), donc merci à lui il m'a gratifié d'un beau cadeau pour finir cette après-midi car il s'agit du cerclage d'un Tellermine 35 ( je commence à être rodé sur le sujet à force de trouver des déchets de ce genre), même si il n'empêche pas le fait que quelqu'un à pu par la suite faire comme moi tomber dessus mais ne sachant pas ce qu'était sa découverte l'a laissé sur place.
Il est 17h20, je suis déshydraté, cuit à l'étuvé et totalement dévoré par les nuées de moustiques tigres du secteur,cette fous je ne peux en supporter d'avantage, je rentre enfin chez moi.
Voici comme toujours l'habituelle photo de mes decouvertes:
Bien que cette après-midi de prospection n'a pas donné grand chose, par la quantité, le type de vestige quant à lui me permet déjà de vous affirmer que les restaurations vont prendre beaucoup de temps, aussi je vous remercie par avance pour votre patience.
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la suite sera ici







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