Petite promenade à Lamothe partie 32

Bonjour à toutes et à tous, que de temps à passé depuis ma dernière excursion sur le secteur de Lamothe mais il faut bien dire que les conditions climatiques ne se sont guères améliorées en 4 mois, je profite donc des 4/5jrs théoriques d'accalmies promises par météo France et effectivement le temps sera clément (mais tout juste... pour une fois qu'ils ne se plantes pas, lamentablement ceux-là 🙄) le temps d'inspecter les lieux, je vous propose donc par le biais de mon récit et des photos de mes découvertes et des lieux de revivre cette après-midi que j'ai passé sur ces lieux ravagés par les inondations.

1) Pont ferroviaire de Lamothe, côté Le Teich de l'Eyre:


Jeudi 14 décembre 2023, 15h03, il fait un temps de neige, gris, brumeux, très froid malgré qu'il fasse 12°c, la luminosité est relativement basse du fait de la couverture nuageuse qui est de 100%.

Il est 15h05 lorsque j'arrive au niveau du pont et ne pourrais aller plus loin car bien que l'eau ai baissé de quelques dizaines de centimètres, je ne peux traverser pour aller dans le sous-bois qui est de toute façon totalement submergé, au vu de ce que je connais de la geographie des lieux, et la hauteur de la rambarde en bous posée par la société de location de canoës qui a décidée de s'implanter là, il y a quelques années, il doit y avoir 1m50 d'eau, possiblement 2m par endroits dans le sous-bois peut-être plus... cest donc mort pour prospecter mais je m'en doutais je n'étais venu que pour faire un état des lieux et vérifier le niveau de la cru, je décide donc de faire plusieurs prises de vues et une vidéo pour mes archives puis de remonter dans le le petit carré de bois décrépit avant le parking, dernier vestige moribond de la forêt ou se dressait jadis les vestiges et les ruines du bâtiment de l'entreprise La Forezienne.


Il est 15h14, machinalement (alors que je n'avais pas prévu de prospecter et donc pris aucuns gants ni aucune pochette sur moi) je colle mes yeux au sol pour voir si des choses sont ressorti du sol et justement entre les feuilles mortes et les glands, incrusté à moitier dans la terre grasse je tombe sur ce qui s'apparente à un bout de tube très corrodée je le prit au debut pour le corps d'une grosse pille LR14 pourie mais une fois extraite du sol et l'ayant bien observée et estimé son poids dans ma main, je comprends vite que ce n'est sans doute pas la première hypothèse encore moins la seconde, c'est lourd comme de la fonte et semble déformé aux extrémités de manière assez caractéristique et je ne connais que trop bien la cause de tels déformations, mais pour l'heure je ne peux rien affirmer de manière irréfutable donc je récupère ce bout de "tube" et continue de regarder au sol en prenant grand soin de tout scruter car des objets rouillés, donc marron noir, sur fond marron de la terre vaseuse du secteur, avec dessus des feuilles de chênes mortes donc de couleurs marrons rousses et des glands morts donc de couleur noire, c'est assez compliqué et le mot est faible.


Il est 15h30, je n'ai avancé que de 15m, le sol est plus herbeux, moins encombé de feuilles mortes, avec ça et là quelques magnifiques coeurs de sorcières il y a beaucoup de débris au sol, surtout des graviers de ballast de voie ferroviaire et après quelques instants à fureter dans l'herbe je décide de faire cap vers le parking gravé attiré par un petit carré de terre noire qui fait comme une tâche d'encre sur le fond vert de l'herbe et 3min plus tard je tombe sur un vestige encore plus concrétioné que le bout de tube, c'est une forme circulaire massive, qui semble avoir un perçage au centre, comblé par la corrosion ?  Ou bien c'est un bouchon corrodé ? Ce pourrait-il qu'il s'agisse d'un culot de douille d'obus allemand en acier ? Ou une simple ronde en fer forgé de l'époque des trains à vapeur ? Ce sera à voir après un long, très long et très prudent nettoyage... jusqu'à identification irréfutable de l'objet.mais pour l'heure je continu d'arpenter le secteur encore quelques instants avant de repartir vers la voiture pour aller vers le pont routier.


Il est 15h40, je trouve à même le sol deux grosses lamelles en fonte moulée identiques, situés à environ 30cm l'une de l'autre je les prends en photo et vidéo sous toutes les coutures et continu encore un peu a scruter le sol, mais il n'y aura rien de plus, je décide donc de retourner à la voiture.

Il est 15h50, je décide de partir vers le pont routier.

2) Pont routier de Lamothe, côté Le Teich puis Biganos de l'Eyre:

Il est 15h52 lorsque je coupe le contact sur le parking du relais du Delta et décide de commencer par aller voir le sentier au pied du pont vour dans quel état il est depuis toutes ces années ou je n'y suis pas retourné , premier constat le sentier gravé semble en bon état... mais la zone du sous-bois tout autour a était ravagé par les inondations qui s'y sont succédées depuis des mois, le niveau d'eau, (au vue de la hauteur ou se sont enchevêtré les débris, déchets, et branchages déplacés par le courant) est monté entre 1m20 et 1m40 au dessus du sentier sachant que le sentier est surélevé par rapport à la rivière car il sert de digue, l'eau est donc montée très très haute je fais quelques prises de vues tout en scrutant le sous-bois et ne tarde pas à trouver des briques en terre cuite, des blocs en pierre de Garonne, des ferrures d'une ancienne porte en bois etc mais rien de bien palpitant, je ressort de tout ceci pour reprendre le sentier et poursuivre mon périple, il est alors 16h.

Je ne tarde pas à arriver à l'intersection du sentier qui longe le delta ou bien dans l'autre direction passe sous les piliers du pont routier pour rattraper le sentier qui fil vers le pont ferroviaire côté le Teich de la rivière je décide de faire quelques prise de vues tout en contemplant le sous-bois totalement indondé par environ 1m60 d'eau. La ballade vers le dessous du pont sera écourtée rapidement car malheureusement l'eau recouvre également le chemin, le chemin est donc coupé 20m avant d'arriver sous les pilliers, je fais donc une vue panoramique de la zone, plusieurs prises de vues et décide de rebrousser chemin, il est alors 16h06.

Je décide d'empreinter la piste cyclable, de traverser le pont et d'aller voir de l'autre côté de l'Eyre, côté Biganos, pour voir l'étendue des dégâts et surtout à quel niveau arrive l'eau, une fois arrivé sur le pont et decouvre que la rivière (qui, habituellement fait entre 25/30m de large à cet endroit) mesure entre 70 et 80m de large (au niveau de l'autoroute elle fait plus de 100m de large) c'est donc extrêmement inondé et je crains le pire pour la descente du pont routier, côté Biganos... d'ici quelques minutes, je comprendrais que ces craintes étaient fondées.

Il est 16h16 lorsque j'arrive dans la descente du chemin gravé de calcaire, et vois que le niveau d'eau est haut...... très haut, l'eau est à 25m du bord de la route il y a encore de la marge et c'est légèrement plus bas que le niveau d'eau des inondations du 10 mai 2020 (qui avaient coupés la route car il y avait 1m d'eau sur le goudron et le bourg de Lamothe était inondé) mais c'est tout de même préoccupant, l'eau n'est qu'a 25/30cm de la route par endroit, il était donc temps que le déluge de plusieurs mois cesse.

Je prends le temps de contempler les lieux, de filmer et photographier celà avant de coller mon nez au sol et de scruter la moindre chose ou anomalie du sol voir si l'eau qui a délavé le sol aurait exhumé quelque chose, bien entendu il y a des dechets modernes, bouteilles de coca, cannettes, capsules, emballages plastiques etc...mais aussi beaucoup de "pierres" que je ne connais que trop bien sur ce secteur... des laitiers de fonderies, il est 16h18 j'en trouve un bel exemplaire qui ressemble à de l'obsidiène tellement il est d'un noir profond et du fait qu'il est éclaté car un fou à du rouler dessus sans s'en apercevoir, il est devenu également aussi tranchant que ce verre d'origine volcanique je le nettoie dans l'eau qui n'est alors qu'à 1m de moi, elle est glaciale, elle ne doit pas être à plus de 3 ou 4°c et malgré que l'air n'est qu'à 12°c (ressenti avec le vent 9°c), l'eau fume et refroidit l'air ambiante autour de la berge, elle fume à cause de l'écart de température et bouillonne du fait du courant extrêmement fort, le vent force, et le ressenti de la température baisse encore, ne pouvant aller plus loin dans mon exploration puisse que la piste principale est sous l'eau, le sentier du sous-bois 20m plus bas sur le sentier est totalement submergé, il y a environ 1m50 d'eau dessus, je décide de rebrousser chemin et de rentrer il est alors 16h20.

J'arriverai 5min plus tard à ma voiture, je pose mon laitier de fonderie à côté de mes deux petits tas de rouilles et allume le contact, la sonde affiche alors 8°c je fais chauffer un instant la voiture, le temps de nettoyer mes chaussures puis décide de prendre la route du retour. Il est alors 16h27.


Voici le bilan de cette heure et demi de prospection, 3 objets ramenés, dont 2 à nettoyer et surtout identifier.

Passons aux restaurations de ces objets:

Le nettoyage et la preservation de certains de ces objets prendra du temps aussi merci par avance pour votre patience et votre compréhension.

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La suite sera ici

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